Profites-en, c'est l'occasion où jamais !

Profites-en, c'est l'occasion où jamais !

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Je t'explique comment ça marche :


- étape n°1 = tu vois en bas ''Ajouter un commentaire'' ? Oui ? C'est bien. Alors clique dessus.

- étape n°2 = ensuite, tu ''Clique ici pour poster un commentaire...''

- étape n°3 = tu tapes ton pseudo, puis ton mot de passe et après, tu fais sur ''Ok''

- étape n°4 = maintenant, tu écris ton com et avec le curseur de ta souris, tu cliques sur ''Ok''


Tu vois, pas besoin de stresser, ce n'était pas aussi compliqué que ça ! Et si tu as bien respecté ces consignes, je pourrais aller sur ton blog et même te lâcher des coms ! Si, si ! Non, ne me remercie pas.


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PS : tout com qui dira ''Si tu me mets 5 coms sur mon blog, je t'en mets 10 sur le tien...'' et ainsi de suite..., ne sera pas accepté car je souhaite avant tout qu'on s'intéresse à mon histoire et non pas au nombre de commentaires que je suis susceptible de laisser. Merci !


# Posté le samedi 04 août 2007 06:40

Modifié le mardi 13 novembre 2007 15:20

THE RED LIGNER

THE RED LIGNER
Salut la populass' !

Comme vous le savez, j'ai un blog avec ma meilleure amie où nous exposons nos textes.

Alors si vous souhaitez découvrir certaines chansons que je site dans ma fiction, il vous suffit de cliquer ici

Ne vous inquiètez pas si nous nous occupons pas de ce sky' régulièrement, il n'est pas à l'abandon mais juste "mis de côté".

Et n'hésitez pas à lâcher vos coms, nous avons besoin de votre soutien.

Bisous !


# Posté le samedi 04 août 2007 10:28

Modifié le samedi 17 novembre 2007 07:42

CHAPITRE 5 : Alex (les 13 et 14 juillet).

CHAPITRE 5 : Alex  (les 13 et 14 juillet).

Nous sommes rendus à 1h30 de route. Je suis en train de ne penser à rien, la tête appuyée contre la vitre, lorsque je me rappelle ma journée d'hier.

Je suis allongée sur mon lit, les yeux fermés, le dernier tube de Justin Timberlake, ''Lovestoned'', dans les oreilles. Mes parents sont sortis faire des courses.

Je murmure les paroles de la chanson, lorsqu'un coup de sonnette me fait sursauter. J'éteins mon MP3, le pose sur mon bureau et descends l'escalier. Deuxième coup de sonnette.

- J'arrive !

C'est bon, on se calme ! Je saisis le trousseau de clé sur la table et vais ouvrir la porte. Je reste bouche-bée en voyant la personne qui se tient devant moi.

- Alex...
- Salut Lili, je ne te dérange pas ?


Je le fixe pendant quelques secondes. Tu oses me demander si tu ne me déranges pas ? A ton avis ?! Je me place dans l'encadrement de l'entrée pour éviter qu'il ne force le passage et lui réponds d'un ton cassant :

- Si mais bon... Qu'est-ce que tu me veux ?
- J'aimerais te parler.
- Vas-y, je t'écoute. Je suis pressée alors dépêche-toi.
- On sera mieux à l'intérieur.


Je ne bouge pas puis je finis pas lui céder le passage. Alex franchit le seuil et demeure là, immobile. Je lui indique le salon.

Une fois rendus, il se tourne vers moi.

- Lili, je suis désolé.
- Je sais, ça fait la centième fois que tu me l'as sort celle-là. T'as fini ?! Ok, tu peux te barrer alors.
- Je ne suis pas sans ignorer que je t'ai fait souffrir.
- Que tu m'as fait souffrir ? Tu m'as fait souffrir, tu me fais souffrir, et jusqu'à ma mort, tu me feras souffrir !!!


Je serre les poings. Toute la haine que j'ai pour lui est en train de ressurgir. J'ai envie... Envie de lui sauter à la gorge, de lui faire mal, aussi mal que lui l'as fait envers moi. Je hurle :

- T'es qu'un lâche !!! Tu le sais, ça ?! Même pas le courage de venir me voir en face pour m'avouer la vérité ! Juste une lettre qui me disait ''Excuse-moi mais nous deux, c'est fini''. J'ai cru que jamais je ne pourrai me relever ! Tu m'as fait vivre l'enfer !!!

Il ne répond rien, baisse les yeux puis me regarde à nouveau.

- Je... je sais pas quoi dire.

Je n'en reviens pas.

- Tu ne sais pas quoi dire ?! De toute façon, de ta part, ça ne m'étonne pas... A cause de toi, Alex, à chaque fois qu'un mec s'intéresse à moi, je m'enfuis !!! Je vois en lui ce que toi tu es : un abruti, obligé d'aller voir ailleurs pour satisfaire ses pulsions !!!
- Lili, calme-toi, je t'en supplie !
- Tu me supplies de me calmer ?! Non, non, je ne me tairai pas ! Je veux te cracher à la gueule toute ma douleur !!! Mais pourquoi tu m'as fait ça, hein ?! Pour t'amuser à me faire endurer une intense torture ? J'espère que tu as bien rigolé, au moins.
- Non, Lili, tu te trompes. Elle m'a allumé... J'étais fatigué, ça faisait cinq heures que je faisais la fête. J'avais bu et elle en a profité...
- Tu ne t'es pas gêné, non plus ! Coucher avec une fille facile que tu ne connais même pas sous prétexte que tu étais saoul ! Tu avais 14 ans, Alex et elle, 18 !!! Si seulement tu me l'avais dit en face... Je l'ai appris en surprenant une conversation de tes copains. Ca fait un an mais jamais je n'oublierai. Maintenant, tire-toi !


Mais Alex ne bouge pas, fixant le bout de ses chaussures.

- TIRE-TOI !!!

Il fait quelques pas en arrière et sort de la pièce. J'entends la porte claquer. Je me tiens interdite pendant quelques secondes puis je me précipite dans ma chambre. Je me couche sur mon lit et prends un oreiller dans lequel j'enfouis mon visage.

Je revois toute la scène. Ses copains... J'arrive derrière eux, ils ne me voient pas... Je saisis des bribes de conversation...Je m'approche doucement, ils ne me remarquent toujours pas... ''Alex... une fête... une fille... dix-huit ans... couchés ensembles...''... Moi qui recule, qui cours chez Alex, qui lui demande des explications, qui voit dans son regard coupable la vérité. Je m'enfuis, il cherche à me rattraper mais je suis plus rapide. Et là, tout devient clair. La lettre, rue la veille, qui m'annonçait notre rupture...

NON !!!!!!!!! Je veux oublier, rayer de ma mémoire notre histoire, nos baisers, nos confidences..., bref en clair : tout.

Arrête d'y penser Lili. Tu te fais du mal pour rien.

C'est plus fort que moi et je sens les larmes me monter aux yeux. Ne pleure pas Lili, ne pleure pas. Mais je n'arrive pas à me retenir.

Une larme roule sur ma joue, puis une seconde...


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PS : je ne pensais pas mettre ce chapitre si tôt même comme vous vouliez savoir ce qui s'était passé entre Alex et Lili, j'ai décidé de vous le dire. J'espère que vous aimerez ce chapitre, car personnellement, je n'en suis pas trop mécontente ^^



# Posté le dimanche 05 août 2007 16:47

Modifié le dimanche 25 mai 2008 15:31

CHAPITRE 6 : le coup de fil (le 15 juillet)

CHAPITRE 6 : le coup de fil  (le 15 juillet)

J'ai assez bien dormi. On est arrivé hier et à peine débarquée que j'avais déjà rangé mes affaires. Plus vite c'est fait, mieux c'est !

J'aime bien aller en Bretagne, dans notre maison familiale. Tout est calme, les voisins sont sympas, il y a une piscine, on a grand de terrain donc on peut faire tout et n'importe quoi.

Je me lève, ouvre mes volets et descends prendre mon petit déjeuner. Je vois mes parents déjà installés. Je leur fais un bisou.

- Bien dormi ma chérie ?
- Oui, maman.
- On fait quoi aujourd'hui ?
- On va probablement se promener sur le bord de mer.


Cool ! Je bois mon chocolat chaud, mange mes deux tartines puis remonte pour me préparer.

Après m'être douchée et habillée (c'est toujours mieux !), j'allume mon ordinateur portable. Encore une chance que j'en ai un ! Je ne pourrais pas m'en passer plus d'une journée. Je me connecte sur MSN et commence à parler avec ma cousine Anaïs.

On discute pendant plus d'une heure. Puis je me déconnecte et j'envoie un mail à Sarah pour lui souhaiter son anniversaire. Ensuite, j'éteins l'ordinateur.

Je m'allonge sur mon lit et je mets les mains sous ma tête.

Ce n'est que la sonnerie de mon portable qui me réveille. Je ne me suis même pas rendue compte que je m'étais endormie ! Je me lève, vais chercher le téléphone et décroche.

- Allô, Lili ?
- Oui, c'est moi.
- Bonjour, c'est Marc Lambire.
- Bonjour.
- Ca va ?
- Ca va.
- Tu dois te demander comment j'ai obtenu ton numéro de téléphone. C'est Jean-Baptiste qui me l'a donné.


Il aurait pas pu se taire, celui-là !

- Vous voulez me parler de votre article ?
- Non. J'ai une offre à te faire.
- Laquelle ?
- Un producteur m'a contacté. Il serait très intéressé par votre groupe.


HEIN ??????????????????????? Je reste abasourdie.

- Tu es toujours là ?
- Oui, oui. Je suis juste...
- Sous le choc. Je sais que tu es en Bretagne mais il faudrait que tu sois de retour à Engers demain.
- Demain ?
- Oui. J'en ai déjà parlé à Sarah, Jean-Baptiste et Julien. Ils seront là. Nous avons besoin de ta présence. Alors ?
- Euh... Oui.
- Super ! Pour ne pas déranger tes parents, une voiture viendra te chercher.
- Euh... Ok.
- Bien. A demain.
- Euh... Oui.


Nous raccrochons. Je fixe intensément mon portable d'un regard noir. Je suis furieuse ! D'abord, Lambire me parle de ce producteur et ensuite, il prend ses dispositions et non pas l'inverse ! C'est à croire qu'il avait prévu dès le début que je dise oui. J'en ai marre qu'on me mette toujours au pied du mur.

Un producteur ? Je suis en train d'halluciner ! Je n'arrive pas à le croire... Demain.


# Posté le samedi 25 août 2007 11:07

Modifié le samedi 24 novembre 2007 06:42

CHAPITRE 7 : le producteur {1ère partie} (le 16 juillet)

CHAPITRE 7 : le producteur {1ère partie} (le 16 juillet)

Après les éternelles recommandations de ma mère, je monte enfin dans la voiture. 10h00. Déjà.

J'ai des parents très ouverts mais là, ils m'épatent. Je suis étonnée qu'ils me laissent rencontrer un producteur. J'aurai plutôt pensé m'entendre dire 'Non, Lili, tu ne vas pas commencer une carrière dans le Rock ! Fais-en juste pour t'amuser'.

Carrière... Je ne sais pas si le mot est bien adapté à la situation. On y est pas encore et je ne me vois pas célèbre, adulée par des millions de fans, répondre à des interviews, faire des séances photos...

J'essaye de chasser des mes esprits ces réflexions et je regarde le paysage défiler sous mes yeux.

2h30 plus tard et après s'être arrêté pour manger, on arrive devant la porte du studio, qui se situe derrière le château.

Je suis le chauffeur et je pénètre dans le halle d'accueil. Sur ma droite, j'aperçois une porte et un couloir. En face de moi, se trouvent un ascenseur et un escalier. Sur ma gauche, une sorte de bureau, derrière lequel plusieurs horloges sont accrochées, indiquant l'heure dans différents pays du monde. La pièce est agréable, neutre. On s'y sent en confiance. Un point positif. Le réceptionniste nous adresse un sourire et fait signe en direction de l'ascenseur.

- Vous pouvez monter, on vous attend.

Je rentre dans la cabine, prédée de l'homme qui m'a amenée jusqu'ici. Il appuie sur le 3e étage et nous nous élevons.

Puis les battants s'écartent et nous sortons. Le chauffeur ouvre une porte juste en face de l'ascenseur et j'arrive dans une sorte de salle de réception. A notre entrée, un homme se lève et me tend la main.

- Bonjour Lili, enchanté de faire ta connaissance. Je suis Philippe Romer, producteur.

Je lui serre la main et vais m'asseoir à la place qu'il m'indique. Tout le monde est dé installé et je leur adresse un signe de la tête. Le producteur commence à nous parler.

- Bien. Bonjour à vous tous. Je m'appelle Philippe Romer et je suis producteur. Je vous ai découvert grâce à l'article de mon ami Marc et je suis vraiment très intéressé par votre groupe. C'est pour cela que j'ai organisé cette réunion aujourd'hui. Je vais commencer par vous poser quelques questions. Depuis combien de temps êtes-vous ensemble ?
- [Julien] : 4 ans.
- Depuis combien de temps jouez-vous de la musique ?
- [J-B] : Moi, j'en joue depuis l'âge de 10 ans et Julien depuis 6 ans.
- Et vous, jeunes filles, à partir de quel âge avez-vous commencé à écrire des chansons ?
- [Sarah] : Vers 9 ans.
- La musique est-elle quelque chose de vraiment importante pour vous ?
- [tous ensembles] : Absolument !
- Bien. Maintenant, j'aimerais vous préciser certains points si jamais vous signez un contrat et que le succès soit au rendez-vous. Vous n'allez plus avoir de temps pour vous, ni pour votre famille, ni pour vos amis. Vous serez la plupart du temps sur les routes, vous traverserez des villes sans même pouvoir les visiter. Vous dormirez dans des endroits inconnus. Vous donnerez concerts sur concerts, vous n'aurez que très peu de moments pour vous reposer. Vous serez sollicités par les fans, pour des interviews, des séances photos et des passages télé. Un battage médiatique s'abattera sur vous, vous verrez votre tête en couverture de tous les magazines, on sortira des produits dérivés à votre effigie. Vous serez enviés, scrutés dans les moindres petits détails, on essayera de vous démolir ... Je veux que vous preniez conscience de tout cela.


Eh oh, doucement, on se calme ! C'est quoi son but ? De nous goûtés d'être célèbre ? En tout cas, c'est réussi, rien que d'entendre ça, j'ai envie de me lever et de me barrer. Je décide néanmoins de rester. Un sourire s'affiche sur son visage.

- Mais il y a aussi des points positifs, rassurez-vous. Ne nous voilons pas la face, vous gagnerez de l'argent, voire beaucoup d'argent. Vous vous retrouverez dans des lieux magnifiques, des salles de concert mythiques. Vous serez adulés par des millions de fans, vous leur donnerez du bonheur, vous serez un model. Vous pourrez vivre à fond votre passion à travers eux.

Je ne voudrais pas dire mais il y a plus d'aspects négatifs que positifs. Et il a un peu trop tendance à précipiter les choses. Qui lui dit qu'on va devenir connu si on conclut à un accord ?

Le silence s'abat dans la pièce. Je regarde mes amis l'un après l'autre et je remarque qu'ils ont vraiment l'air intéressé par ce que vient de nous dire Philippe Romer. Je dois être la seule dans la pièce à trouver que son récit est plus flippant qu'autre chose.

Je tente d'analyser les paroles du producteur mais je n'y arrive pas, je me sens perdue. Cependant, pour moi, une chose est sûre, il est hors de question que je signe quoi que ce soit mais lorsque j'observe à nouveau Sarah, J-B et Julien, je constate que nous ne sommes pas d'accord.

Romer nous dévisage, toujours en souriant puis nous pose la question fatidique.

- Alors, qu'en pensez-vous ?


# Posté le lundi 27 août 2007 05:16

Modifié le dimanche 02 décembre 2007 06:19

CHAPITRE 7 {suite} : le producteur (le 16 juillet)

CHAPITRE 7 {suite} : le producteur  (le 16 juillet)

- [Julien] : Je suis prêt à me lancer tête baissée dans l'aventure.
- [J-B] : Je dis la même chose que Juju.
- [Sarah] : Idem.


Je reste silencieuse. Bien entendu, tous les regards se portent vers moi et Lambire me demande.

- Et toi, Lili ?
- Euh... Moi ? Eh ba, j'en sais rien... Non, ça me dit rien... Je suis pas trop tentée...


Oulà, je crois que je viens de sortir la connerie du siècle ! Les autres membres du groupe n'ont pas besoin de parler, leurs yeux devenus des mitraillettes sont amplement suffisants pour me faire comprendre que j'aurai du dire le contraire.

Je vois Philippe Romer adresser quelques mots dans l'oreille de son ami puis se tourner vers moi.

- Je comprends ta réticence, Lili, c'est quelque chose de tout à fait normal. Au fait, il est quelle heure ? 13h25. Parfait. Je suis désolé mais j'ai d'autres rendez-vous qui m'attendent. Ce que vous faites, vous vous réunissez tous les quatres avec vos parents et vous en discutez, ok ? Je les rappelle dans une semaine.

On se lève tous et nous quittons la salle après avoir serré les mains de Romer et Lambire.

Je suis à peine arrivée dans le couloir que Sarah me saisit pas le bras et me lance d'un ton cassant.

- Ca va, t'es fière de toi ? T'as bien fait ton intéressante ? Mais... Mais t'es complètement malade ! Refuser une offre en or ? Tu crois que ça se présente tous les jours des occasions pareilles ? Je me demande ce qui me retient de t'en coller une !

Je vois les deux autres acquiescer de la tête.

- Premièrement, tu me lâches. Deuxièmement, bon anniversaire, j'en profite que tu sois en face de moi pour te le dire de vive voix. Et troisièmement, non je n'ai pas voulu faire mon intéressante, c'est juste que je ne pense pas être faite pour ça.

Sarah, après un petit temps d'hésitation, finit par desserrer son étreinte. Elle détourne les yeux et lorsque je me tourne vers les deux garçons, ils se mettent à m'ignorer.

- On s'appelle plus tard.

Je passe devant Julien et Jean-Baptiste, rentre dans l'ascenseur et appuie sur le bouton du rez-de-chaussée.

J'ai vraiment besoin de sortir prendre l'air. Je me sens vide, je ne sais plus très bien où j'en suis.

Les portes finissent par s'ouvrir et je traverse le couloir le plus vite possible, entendant à peine le réceptionniste me dire au revoir.

Je tire la porte d'entrée et me retrouve sur le trottoir. Ca me fait du bien de retrouver l'extérieur, le soleil, la circulation... Les choses normales de la vie.

La même voiture avec le même chauffeur m'attend. Je monte dedans et referme la portière. Je vais enfin pouvoir retrouver dans mon cocon, en Bretagne.



# Posté le mardi 28 août 2007 14:33

Modifié le dimanche 02 décembre 2007 06:20

CHAPITRE 8 : la discussion (le 18 juillet)

CHAPITRE 8 : la discussion  (le 18 juillet)

Je suis énervée. Énervée contre moi-même. Si je ne suis pas clair avec ce que je ressens, comment je peux être franche avec les autres ?? Je m'imagine rencontrer un producteur et quand ça se passe, je suis terrorisée. Je me vois adulée par des millions de fans et lorsqu'on m'annonce que ça peut m'arriver, je veux prendre la fuite. Mais dans le fond, qu'est-ce que je désire réellement ?

On est le 17 juillet et on vient de rentrer de vacances. Pourquoi ? Tout simplement parce que la mère de Julien a appelé la mienne le 16 juillet au soir pour lui dire qu'elle avait convenu d'un rendez-vous le 18 avec les parents de Sarah et de Jean-Baptiste, afin de parler de notre ''ex-future-carrière''. Mon père et ma mère ont trouvé l'idée tellement bonne, que le lendemain, on rentrait à Engers. Quels bandes de **** !

Ma mère, quand je suis rentrée, m'a posé plein de questions mais devant mon mutisme, elle a laissé tomber. Je ne voulais pas parler. J'ignore pourquoi mais j'avais la sensation d'être prise dans un tourbillon et qu'il n'y avait rien pour me raccrocher.

J'entends mon re, Fabrice, frapper à la porte et me dire :

- Dépêche-toi, Lili, on va partir.

Je pose le journal que je suis en train de lire, me lève, prends ma veste puis je rejoins à mes ''adorables'' parents à la voiture, direction chez Julien. Youpi ! Colle-toi un sourire sur la bouche, Lili, ça évitera que tu fasses mauvaise impression.

Après quinze minutes de route, mon père stoppe le véhicule devant la maison de Juju. On sonne, sa mère, Mariane, vient nous ouvrir, on rentre. Tout le monde est déjà là, on se fait la bise puis on finit par s'asseoir.

Ca blablate pendant trois heures puis vient le thème qui fait que nous sommes tous là aujourd'hui. C'est la mère de Sarah, Véronica, qui commence.

- Bien. On... On devrait peut-être aborder le sujet du groupe de nos enfants et du producteur qui s'intéresse à eux.

Tu viens de dire ''peut-être'' ? Non, non, faut pas se sentir obliger d'en discuter ! On tire une croix dessus et on en parle plus. Mais encore une fois de plus, je me retrouve seule. La mère de J-B sourit et continue

- Oui. Alors, qu'en pensez-vous, jeunes gens ?

Le visage de mes amis s'illuminent.

- [Sarah] : c'est merveilleux !!!
- [J-B] : sortir un cd ? J'en rêve depuis que je suis tout petit !
- [Sarah] : c'est clair !
- [Julien] : la musique, c'est toute ma vie, alors il est hors de question que je passe à côté de cette opportunité !


Est-ce qu'il dit ça pour moi ? Je n'en sais rien mais une chose est sûre, c'est que je ne partage pas leur enthousiasme. Sarah m'interpelle :

- Et toi, Lili ?

Je relève les yeux et voit tout ce petite monde-là me regarder.

- Euh... Eh bien, j'ai réfléchi et je ne veux pas de cette vie-là. Quand je pense à tous les points négatifs que nous a sités Romer, je me dis que ce n'est vraiment pas fait pour moi.

Je vois Jean-Baptiste commencer à se lever, comme s'il voulait me régler mon compte (ce qui doit d'ailleurs être le cas) mais Julien lui pose la main sur le bras pour l'en dissuader. J-B se rassoit et détourne son regard de moi.

- Tu en es bien sûre, Lili ? me demande ma mère. Pense aux formidables rencontres que tu feras, aux pays dans lesquels tu te trouveras...

Je l'interromps. Je sens que se déclenche ma colère.

- A l'argent que je gagnerai, aux les salles légendaires où je me produirais... Oui, je sais ! Mais combien de fois devrais-je répéter que JE NE VEUX PAS ACCEPTER DE DEVENIR UNE SORTE DE ''ROCKSTAR'' POUR ADOS ATTARDÉS !?

Ils me regardent avec des yeux ébahis.

- Ne t'énerve pas, me conseille le père de Julien. C'est que nous trouvons tous que c'est une occasion à saisir.
- Ah oui ?! Vous voulez vous la ramenez après en disant ''Oui, c'est mon enfant et c'est grâce à moi qu'il en est à ce stade-là aujourd'hui'' ?
- Ca suffit, Lili, tu ne parles pas comme ça ! me crie mon père.


Non mais c'est vrai quoi, à la fin ! Pourquoi on veut à tout prix me faire faire quelque chose que je ne désire pas ? Pourquoi on m'y oblige ? Je n'ai rien demandé, à part qu'on me foute la paix avec cette histoire ! Merde, c'est pas compliqué !

Stéphane , le mari de Mariane, tente de détendre l'atmosphère avec une blague, et même si elle avait été drôle, ce qui n'est pas le cas, je n'aurai pas rigoler. Je n'ai vraiment pas envie de plaisanter.

Nos parents, Sarah, Juju et J-B, discutent pendant un bon moment de la vie qu'on posséderait si on était connu, lorsque la mère de J-B demande :

- Quand est-ce que leur producteur doit nous appeler ?
- Le 21, c'est-à-dire dans 4 jours, lui répond ma mère.


Après encore quelques bonnes minutes, on finit pas s'en aller. Enfin, ce n'est pas trop tôt ! Je commençais s