CHAPITRE 9 : La signature du contrat (le 22 juillet)

CHAPITRE 9 : La signature du contrat  (le 22 juillet)

Je suis d'une humeur massacrante. Je tourne en rond, je n'arrive pas à rester plus de deux minutes en place. J'ai bien essayé de me calmer mais en vain.

Nous sommes le 22 juillet. C'était hier que le producteur, Philippe Romer, devait nous appeler, ce qu'il a d'ailleurs fait et nous avons rendez-vous avec lui aujourd'hui.

Mes parents et moi avons longuement discuté après la réunion chez Julien et je dois avouer qu'ils ont semé le trouble dans mon esprit. Je refusais catégoriquement d'entendre parler de contrat, d'albums, de carrière ou de quoi que ce soit d'autre mais leurs arguments ont petit à petit fini par me convaincre.

Après avoir mangé, j'accompagne mon père et ma mère. Lorsque nous arrivons, Sarah et ses parents sont déjà là et nous montons jusqu'au bureau du producteur, indiqué par le réceptionniste. Nous trouvons facilement et nous pénétrons dans une pièce agréablement spacieuse, claire, au mobilier moderne et dont les grandes baies vitrées donnent sur le château.

Mes parents et ceux de Sarah font connaissance avec Romer puis nous nous asseyons. Nous parlons de tout et de rien et quelques minutes plus tard débarquent J-B et Julien, accompagnés de leur famille.

Philippe se lève, leur serre la main et après avoir fait les présentations, chacun s'installe. Le producteur croise ses mains et commence à nous parler, un grand sourire sur la bouche (il ne pourrait pas se le décoller un peu, il m'énerve à toujours être souriant) :

- Bien. Je suis ravi que nous puissions nous rencontrer. Comme vous pouvez vous en douter, nous sommes ici pour discuter de l'éventuelle signature d'un contrat.

Rien qu'en entendant ce mot, je me raidis.

- Que je vous explique le principal : ce contrat contient plusieurs closes, comme un droit d'exclusivité de ma maison de disque sur le groupe, la période durant laquelle vous vous engagez, du pourcentage que vous toucherez et que je toucherai sur la vente des albums et de tout un tas d'autres choses dont je vous parlerai après.

Je tripote nerveusement le bout de la ceinture qui dépasse de sous mon tea-shirt. Je ne me sens pas très bien, comme si on me poussait à commettre un acte répréhensible et que je n'avais d'autre choix que d'accepter.

- Si jamais on parvenait à un accord, ce que d'ailleurs j'espère, vous enregistrerez six chansons tirées sur environ 500 exemplaires, que nous diffuserons sur le plan régional. Bien entendu, nous ferons également de la promotion. Suivant si le public adhère ou pas, deux possibilités s'offriront : soit vous réenregistrez, soit votre carrière est finie et vous reprenez une vie normale.

Romer nous laisse le temps d'assimiler ces informations puis reprend :

- En parlant d'argent jeunes gens, sachez que puisque vous êtes encore mineurs, il sera placé sur un compte auquel vous n'aurez accès qu'à votre majorité.

Super ! Ce type nous fait rêver en parlant de richesse et ensuite, nous rembarre en disant qu'on en verra la couleur qu'à nos 18 ans ! Pff, abruti...

- Maintenant, venons-en au reste du contrat.

Il s'adresse à nous pendant encore quelques bonnes minutes mais je ne l'écoute plus. Je suis en train de réfléchir à ce que je veux faire. D'habitude, je sais exactement ce que je désire et je me donne les moyens d'y parvenir mais là, le contexte est différent puisque c'est mon avenir qui est en jeu. Romer finit pas mettre fin à son monologue et nous dit :

- Je vous laisse y songer et on se revoit plus tard ?

Moi, ça me va mais la mère de Julien réagit au quart de tour.

- C'est-à-dire que, euh... Nous avons longuement parlé avec nos enfants, alors je pense que nous n'avons pas besoin d'un délai de réflexion supplémentaire.

Thibault, le père de Sarah, renchérit.

- Oui, Mariane a raison. Nous sommes prêts.

Philippe Romer a l'air ravi. Non, il n'a pas l'air, il l'est. C'est un peu normal, si ça trouve, il y a un gros pactole à la clé.

Je sens monter en moi la pression. Vous savez, comme lorsque vous regardez un film d'horreur et que vous savez exactement ce qui va se passer. Vous vous y attendez, vous vous préparez mais vous sursautez quand même.

Le producteur nous pose finalement la question cruciale :

- Alors, décidez-vous de signer ce contrat ?
- [Sarah] : Oui.
- [J-B] : Idem.
- [Julien] : Pareil.
- [Moi] : Oui.


Euh Lili, ici ta conscience qui te parle. Est-ce que tu te rends bien compte de ce que tu viens de dire ?

Oui, j'ai dit oui. C'est sorti comme ça, ma bouche a parlé avant mon cerveau.

Romer sourit de plus belle et nous tend quatre copies et des stylos.

- Parfait ! Alors Sarah, Julien, Lili et Jean-Baptiste, vous signez en bas à droite, vos parents à côté.

Nous apposons notre signature puis nous nous en allons. Sarah me saute dans les bras.

- Oui !!! Je savais que tu allais accepter ! Tu es formidable !!!

Je me contente d'esquisser un vague sourire. J'ai du mal à réaliser ce que je fais. Mes copains et nos parents respectifs sont excités, sauf moi, qui me sent exténuée comme si j'avais couru pendant des heures.

Nous finissons pas rentrer chacun de notre côté. Mon père et ma mère discutent encore du contrat mais je pense au 25 juillet.

Philippe, avant de partit, nous a dit que ce jour-là, nous ferons la rencontre de l'attachée de presse et du manager.

Le 25 juillet. C'est-à-dire dans trois jours.

Trois jours...


______________________


PS : par contre, vous devrez attendre un peu car la suite est en cours d'écriture !!!



# Posté le vendredi 31 août 2007 09:09

Modifié le dimanche 02 décembre 2007 06:22

C'est l'anniversaire à qui aujourd'hui ???


C'est l'anniversaire... à nos deux twins préférés !!! Bill et Tom de Tokio Hotel !!!

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, ils sont nés le 1er Septembre 1989, ce qui signifie qu'ils ont... 18 ans !!!

Nos deux chouchoux ont donc la majori. Ce sont des vrais hommes maintenant ! xD.

Donc on leur souhaite plein de bonheur, de réussite et tout ce qui s'ensuit.

PS : à votre avis, comment Tom va-t-il souhaiter son anniversaire ? Mais pourquoi vous allez croire qu'il a un sous-entendu dans cette phrase ?! Peuttre parce qu'il y en a un. Lol !

# Posté le samedi 01 septembre 2007 06:19

Modifié le samedi 03 novembre 2007 16:29

CHAPITRE 10 : l'attachée de presse et le manager (le 25 juillet)

CHAPITRE 10 : l’attachée de presse et le manager  (le 25 juillet)

- Bonjour à tous et à toutes.

Nous sommes le 25 juillet, à la maison de disque. Nous nous trouvons dans la même salle que lors de la première rencontre avec Romer. J'ignore pourquoi mais je me sens plus détendue que les jours précédents. C'est plutôt une bonne chose, en soi-même.

Mes trois amis et moi faisons face à l'attaché de presse, Sophie Carnot et au manager, Erick Morlier. Lui doit être âgé d'environ 45 ans ; il est grand, athtique, des yeux bleus, des tempes grisonnantes et un visage amical. Elle, par contre, comment dire... La phrase ''plus fashion que moi, tu meurs'' lui va comment un gant. La trentaine, châtain clair, des yeux marrons et un look assez provocant : une minijupe noire, un haut rose pâle à la vue plongeante et des chaussures à talons aiguilles. Et puis elle est fardée, woua ! Qu'est-ce qu'elle doit claquer comme fric dans le maquillage. Enfin bon, ça ne regarde qu'elle.

Erick Morlier continue.

- Nous sommes ici car nous devons vous expliquer des points très importants pour la suite de votre carrière. Tout d'abord, nous allons commencer par les présentations. Je suis Erick Morlier et je serais votre manager. Et voici Sophie Carnot, votre attachée de presse.

Il fait un signe en direction de la jeune femme, qui mâche un crayon et qui nous étudie l'un après l'autre. Je me sens scrutée dans les moindres détails et c'est une chose que je ne supporte pas.

- Mon rôle à moi est l'un des plus importants. Mon travail se résume en quatre mots : planifier, organiser, impulser et contrôler. Pour faire simple, tous les outils de la gestion courante vont me permettre d'atteindre les objectif définis dans le cadre de la vision stratégique de l'entreprise, c'est-à-dire la maison de production.

Mouè... En fait, ce n'est pas si simple. ''Outils de la gestion courante'', ''objectifs définis'', ''vision stratégique''... J'ai l'impression de suivre un cours de français !

- Il faut également définir une stratégie. Dans la pratique, elle donne généralement lieu à la planification d'actions pour atteindre des objectifs précis sur une période donnée. Des théories de marketing, de gestion des ressources humaines... seront également mises en place. J'espère que c'est assez clair tout que je vous raconte.
- [J-B] : Ca pourrait être plus compliqué.


Je me dis que de toute façon, nous allons comprendre et découvrir beaucoup de choses au fur et à mesure alors pas besoin de se précipiter.

Sophie se redresse, pose son stylo (parler avec un crayon dans la bouche, ce n'est pas le plus facile) puis prend la relève.

- [Sophie] : Ma fonction est aussi très essentielle. Ma mission est de faire connaître un artiste auprès de la presse. Je joue un rôle déterminant dans la diffusion de l'information auprès de l'opinion publique via les médias. Je peux aussi être chargée de faire circuler le renseignement à l'intérieur de l'entreprise. C'est ainsi que je dois pouvoir répondre aux questions techniques ou non des journalistes.
- [Sarah] : Quel rapport entretenez-vous avec les journalistes ?
- [Sophie] : Je suis chargée d'alimenter ces derniers en informations.
- [Moi] : Ce qui signifie que vous rédigez des communiqués et dossiers de presse ?
- [Sophie] : Exact. Sans oublier que j'organise des évènements tels que les conférences de presse. Je dois veiller à un bon planning, c'est pour cela que j'établis le programme de ces manifestations. Le jour dit, j'accueille invités et journalistes et je leur propose des interviews exclusives.
- [J-B] ; Vous devez donc rester en permanence en relation avec les médias.
- [Sophie] : Oui. Je dois maintenir un contact personnel avec la presse et avec les journalistes pour adapter mon discours à leurs besoins d'information et les convaincre. Il est nécessaire que je cible les interlocuteurs en fonction de la nature de mes informations.
- [Julien] : Vous utilisez les journaux aussi ?
- [Sophie] : Je dépouille quotidiennement la presse. Je sélectionne des articles, j'en fait éventuellement la synthèse. Cette revue de presse quotidienne ou hebdomadaire permet me d'informer ma hiérarchie sur les sujets qui l'intéresse. C'est le moyen de rendre compte de l'impact des campagnes de presse que j'ai orchestrées.


Je dois avouer que cette conversation est super intéressante. J'apprends plein de choses que j'ignorais. En fin de compte, avoir signé ce contrat n'est pas une erreur comme je m'en étais persuadée.

- [Erick] : Est-ce que tout est clair ?
- [Sarah] : Parfaitement. En tout cas pour moi, ça l'est.
- [Julien, J-B et moi] : Pour moi aussi.
- [Sophie] : Tout est ok alors. Mais il y a quelque chose qui ne va pas.
- [Erick] : Laquelle ?
- [Sophie] : Lili.


Hein ??? J'ai bien entendu mon prénom ??? Et puis déjà, je ne suis pas ''quelque chose'' mais ''quelqu'un'' !!!

- [Sophie] : Tout est à revoir. Il faut remplacer les lunettes par des lentilles. Pour la tenue vestimentaire, des choses décolletées, moulantes et courtes et des talons aiguilles seront exigées. Perdre quelques kilos sera pas un mal non plus. Sarah, ça va à peu près mais Lili...

Je reste assommée, les mains en sueur tellement je serre fort les accoudoirs de ma chaise. Mais elle se prend pour qui au juste celle-là ? Je reprends le contrôle de mes esprits afin de lui montrer qui je suis réellement

- [Moi] : Premièrement, vous n'avez pas besoin de faire comme si je n'existais pas puisque je suis en face de vous alors adressez-vous directement à moi. Deuxièmement, les lunettes font partie de ma personnalité ce qui signifie que je les garde. Troisièmement, nous ne toucherons pas à mon look. J'aime les vêtements larges, longs, qui couvrent une bonne partie du corps et comme je ne sais pas me déplacer avec des talons, c'est hors de question que je me fatigue pour rien à marcher avec des chaussures qui vous donnent l'impression d'avoir un peu trop abusé sur l'alcool. Quatrièmement, je n'essayerai pas de mincir car je me trouve très bien comme je suis. Et cinquièmement, pour finir, évitez de juger les gens sans les connaître au préalable.

Eh mais oh !!! Si elle croit que je vais me laisser faire... C'est vrai que lorsqu'on voit Sandra, on se demande si c'est vraiment grâce à son intelligence qu'elle a obtenu ce poste. Mais je me tais, je risque de dire des choses méchantes sinon.

La miss-fashion-victime ouvre la bouche, outrée puis se ravise. Tiens, prends ça dans la gue*** !!!

Un silence gê s'installe, qu'Erick finit par rompre.

- Bien, euh... Il est l'heure de se quitter.

Nous nous levons puis Morlier rajoute.

- C'est demain que vous visitez le studio d'enregistrement avec Philippe en début d'après-midi. Bonne fin de journée et à bientôt. Nous serons amenés à nous revoir très prochainement.

Nous mettons fin au rendez-vous puis Sarah, Julien, Jean-Baptiste et moi entamons une promenade au pied du château.


PS : qu'est-ce que je ne ferais pas pour vous ! Je me suis dépêchée à écrire la suite puisqu'on me la réclamait. J'espère qu'elle vous plaira. Vous pourrez constater que je me suis bien renseignée sur les rôles de l'attachée de presse et du manager, xD. Allez, on dit 15 petits malheureux coms comme pour la suite ?



# Posté le samedi 01 septembre 2007 18:50

Modifié le samedi 03 novembre 2007 16:34

CHAPITRE 11 : La visite du studio (le 26 juillet)

CHAPITRE 11 : La visite du studio  (le 26 juillet)

C'est aujourd'hui qu'il est prévu que Sarah, Julien, J-B et moi visitons le studio d'enregistrement en compagnie de Romer.

Nous avons rendez-vous en début d'après-midi. Mes parents m'y amènent et je pénètre dans le hall que je commence à bien connaître. Le même réceptionniste m'indique que je suis attendue au 4e étage. Lorsque j'y parviens, une femme m'accompagne dans une sorte de salle d'attente où je retrouve mes amis. On se fait la bise puis je m'assois à côté de Julien.

- [Julien] : Alors, pressée Lili ?
- [Moi] : Un peu oui.
- [J-B] : C'est génial, on va découvrir l'envers du décor !
- [Moi] : Ou l'enfer du décor...
- [Sarah, Julien, J-B] : Oh !, la ferme, Lili !
- [Moi] : Ok, ok, je ne dis plus rien.


Quelques secondes plus tard, la même femme que celle qui m'attendait à la sortie de l'ascenseur, nous guide vers le studio d'enregistrement. Nous jetons des regards furtifs autour de nous, anxieux de ce que nous allons voir.

Nous arrivons devant une porte. Philippe Romer est déjà là et nous attendons qu'il finisse sa conversation avec l'un des ses emplos. Lorsqu'il termine, il se tourne vers nous, affichant son éternel sourire (qui commence sérieusement à me taper sur les nerfs).

- [Romer] - Hello, jeunes gens, ravi de vous revoir ! Alors ça va ?
- [Nous] : Oui.
- [Romer] : Pas trop stressés ?
- [J-B] : Un peu.
- [Romer] : Mais, il n'y a pas de quoi ! Vous allez voir, tout va bien se passer.


A mon goût, Romer est un peu trop sûr de lui mais bon. Il ouvre la porte devant laquelle nous nous trouvons et nous fait signe d'entrer.

Nous pénétrons dans une sorte de cagibi où se dresse une table parcourant la majorité de la longueur de la salle. Cette table est composée de dizaines de lumières et de boutons de toutes les couleurs et je me fais la remarque (stupide) que le type qui s'occupe de tout ça doit sacrément bien connaître son job.

- [Romer] : Je vous présente la régie, le terrain de jeu de Jérémy et Pascal, nos deux ingénieurs du son. Je ne vous explique pas comment ça marche car nous n'avons pas beaucoup de temps et je ne m'y connais pas suffisamment. Bref. En face, vous avez le studio d'enregistrement et sur votre droite, vous avez une porte qui y donne accès.

J'arrive à décoller mon regard du ''terrain de jeu '', je le porte sur la salle annexe et je constate qu'il est vide à part un micro qui semble tomber du ciel et un casque accroché sur le côté.

- [Romer] : C'est dans ce genre de pièce, que vous, Lili et Sarah, pourrez faire entendre votre jolie voix.

Un frisson me parcourt. D'un côté, je n'ai qu'une envie, c'est de chanter et de prendre mes jambes à mon coup et de l'autre, je suis terrorisée. Romer nous regarde l'un après l'autre et nous avons une fois de plus la chance d'admirer ses magnifiques dents blanchies à la Colgate.

- [Romer] : Ce n'est pas tout mais vous ne connaissez pas encore parfaitement la maison. Nous avons au rez-de-chaussée le hall d'accueil. Aux premiers et seconds étages, des bureaux. Au troisième, se trouvent mon bureaux, ceux de mes collaborateurs et la cafétéria. Au quatrième niveau, donc celui où nous nous trouvons, il y a les salles qui permettent d'enregistrer, modifier, transformer, pour résumé, qui permettent de produire une chanson. Et pour finir, au cinquième étage se situe un petit appartement pour les chanteurs ou groupes qui ne restent que un ou deux jours sur Engers et qui ne souhaitent pas loger à l'hôtel pour si peu.

Philippe jette un coup d'½il sur sa montre et fait un signe qui nous indique qu'il est l'heure de partir.

- [Romer] : Bien, j'espère que cette visite vous a plu. Donc on se revoit demain matin pour choisir les morceaux qui figureront sur l'album puis on se donne rendez-vous l'après-midi pour commencer l'enregistrement. Alors à demain.
- [Nous] : A demain.


Sarah, J-B, Julien et moi sortons du studio. Nous attendons d'être dehors pour pouvoir parler.

- [Moi] : C'est extra !
- [Sarah] : Je ne sais pas quoi dire, ça me semble tellement irréel !
- [Julien] : Moi aussi...
- [J-B] : Dire que l'un des mes rêves est en train de se réaliser !


Nous discutons encore quelques minutes puis nous nous séparons.

Pourvu que le 26 juillet ne soit pas un jour qui porte malheur...


_____________________


PS : il faudra encore attendre, la suite n'est pas encore finie !!! Et si je n'ai pas 600 coms aujourd'hui, vous n'aurez pas la suite ! Na !


# Posté le dimanche 02 septembre 2007 12:08

Modifié le dimanche 02 décembre 2007 06:24

CHAPITRE 12 : la première journée d'enregistrement (le 27 juillet)

CHAPITRE 12 : la première journée d’enregistrement (le 27 juillet)

Après une heure de discussion (intense), nous avons finalement réussi à nous mettre d'accord sur le choix des chansons.

- [Romer] : Donc ce sont ces six compositions que vous souhaitez voir figurer sur l'album ?
- [Moi] : Oui, ce sont celles-là.
- [Romer] : Bien.


Il range les feuilles éparpillées sur son bureau puis nous dit :

- Il a deux points que je n'ai pas eu le temps d'aborder hier. Le premier concerne les studios d'enregistrement. Nous en possédons troix : deux comme celui que vous avez vu hier. L'avantage, c'est que Sarah et Lili pourront travailler chacune de leur côté en même temps . Et un troisième, comme je le disais, qui est consacré à l'enregistrement des musiques. C'est d'ailleurs par là que vous allez commencer. J'en viens au second point, qui touche à la répartition des cds. Nous en donnerons aux disquaires mais nous en garderons quelques uns avec lesquels nous irons voir les grandes enseignes. Soit elles refuseront, soit elles accepteront mais elles vous relègueront au dernier plan. Ceci-dit, c'est toujours mieux que rien. J'ai fait le tour de ce que je voulais rajouter. Ca tient toujours pour cet après-midi ?
- [J-B] : Bien sûr !


Nous nous levons et quittons la maison de disque. Sarah, Juju et J-B ont l'intention d'aller manger à McDonald mais comme je n'aime pas ça, je préfère rentrer chez moi.

Mes parents sont partis voir une représentation, ce qui fait que je suis seule. Le repas est déjà, je n'ai qu'à le réchauffer. Je m'installe dans la cuisine devant la télévision et je n'écoute les infos que d'une oreille, mes pensées étant tournées vers cet après-midi.

Après avoir fini mon déjeuner, je fais la vaisselle et monte dans ma chambre. Mais je reste coincée sur le seuil, les yeux écarquillés, lorsque j'aperçois une grande boîte posée sur mon lit.

Je m'approche doucement (pourquoi doucement, je n'en sais rien, je dois avoir la crainte que quelque chose ne m'explose à la figure) et commence à défaire le papier-cadeau. Une fois la boîte dégagée, je l'ouvre et ma stupeur ne fait qu'empirer.

Je n'arrive pas à le croire. L'objet de tous mes désirs se tient devant moi. Je le saisis délicatement et l'examine sous toutes les coutures. J'ai l'impression de rêver. Une Gibson, mes parents m'ont offert une Gibson !!! Cette guitare est tout simplement magnifique : bleu-marine, tirant presque sur le noir, un liseré blanc qui la parcourt.

J'aimerais jouer avec mais vu que je dois me rendre au studio en bus et qu'un changement de ligne est nécessaire, mieux vaut s'y prendre à l'avance. Je range ma nouvelle guitare dans son étui, petit tour rapide dans la salle de bain, je rassemble quelques affaires puis je m'en vais.

Je parviens enfin, après bien avoir galéré, au lieu du rendez-vous et je me rends directement au quatrième étage. Étant donné que les autres membres du groupes étaient plus près que moi, ils sont déjà présents.

On parle de tout et de rien en attendant que Romer nous rejoigne mais nous voyons débarquer un jeune homme, à l'allure énergique.

- Salut ! Philippe est désolé mais il y a un empêchement de dernière minute. Donc moi, c'est Jérémy, ingénieur du son.

Il passe devant nous, sort un trousseau de clés de sa poche et ouvre la porte qui correspond au troisième studio d'enregistrement.
- Bien. Alors mettez-vous à votre aise. Pour toi Julien , une batterie est installée et j'espère, Jean-Baptiste, que tu arriveras à t'en sortir du synthétiseur.
- [J-B] : Bien sûr, il n'y pas de raison que je n'y arrive pas. De toute façon, c'est mieux si j'ai du matos de pros.
- [Jérémy] : C'est clair. Vous avez vos guitares les filles ? Je vois que oui.


A quoi ça sert que tu nous poses des questions auxquelles tu réponds toi-même ?

Nous pénétrons dans la pièce. Jérémy ferme la porte et passe par celle qui donne accès à la régie. A travers la vitre, nous le voyons s'affairer sur son ''terrain de jeu''.

- [Jérémy] : Vous m'entendez ?

Nous sursautons en percevant sa voix, venue d'on ne sait où.

- [Nous] : Oui.
- [Jérémy] : Parfait.


Je sors ma Gibson et fais les branchements nécessaires. Lorsque Sarah la voit, elle s'écrit :

- Lili, ne me dis pas que c'est une Gibson !!!
- Alors je ne te le dis pas.
- Woua !
- C'est aussi ce que je me suis dit en la voyant.


Je croise le regard de mon amie, suppliant :

- [Moi] : Non.
- [Sarah] : S'il te plaît !
- [Moi] : Non, tu ne joueras pas avec.
- [Sarah] : Rien qu'une minute !
- [Moi] : Hors de question.


Sarah me tire la langue et avant qu'elle ne rajoute quoi que ce soit, Jérémy nous demande :

- Vous commencez par ''Freedom'' ?
- [Julien] : Oui.
- [Jérémy] : Alors allez-y.


L'enregistrement se passe bien mais c'est plus long que ce que je croyais. Nous devons nous arrêter plusieurs fois et Jérémy prétend que ce serait trop à nous expliquer. Mais Sarah, Julien, Jean-Baptiste et moi, nous nous en fichons, du moment que le résultat est nickel, c'est le principal et si nous nous mettions à gueuler le premier jour, nous passerions pour des jeunes ayant la grosse tête avant d'avoir commen quoi que ce soit.

Après plus d'une heure, l'ingénieur du son nous dit :

- Ca y est, ''Freedom'' est fini. Donc ce que je vais faire, c'est que je travaille dessus ce soir, j'y apporte quelques modifications et demain, je vous fais écouter ce que ça donne.
- [Nous] : Oui !
- [Jérémy] : Vous vous sentez prêts à jouer ''Le Chemin Du Bonheur'' ?
- [Sarah] : Nous sommes prêts.
- [Jérémy] : Attendez... C'est bon, vous pouvez y aller.


Et c'est reparti pour un tour. Je suis sur un petit nuage. Ma Gibson me procure énormément de plaisir à jouer.

- [Jérémy] : C'est ok.

Déjà fini ? Je regarde ma montre et constate qu'il est bientôt 18h15. Je n'ai pas vu le temps passer.

- [Jérémy] : Je bosserais également sur ''Le Chemin du Bonheur'' ce soir. Bon la journée est terminée. Bravo, TRL, vous avez fourni du bon travail et si vous continuez comme ça, après-demain, vous pourrez terminer l'enregistrement des musiques. Alors à demain même heure ?
- [J-B] : Pas de problème !
- [Jérémy] : Salut !
- [Nous] : A demain !


Une fois dehors, on se fait la bise pu