- Dégage Lili, on ne veut plus de toi...
J'essaye de résister mais leurs mains me poussent. Je tombe et ils en profitent pour fermer la porte à clé. Je me relève, tente de l'ouvrir mais je n'y arrive pas et...
''Schrei !!! Bis du du selbst bist !!! Schrei !!!... ''. La sonnerie de mon portable me réveille en sursaut. Mer**, j'ai oublié de l'éteindre hier soir. J'ouvre difficilement les yeux et regarde l'heure. 7h30 ! Qui est le conn*** qui m'appelle à cette heure-là ! Je cherche à tâtons mon téléphone sur ma table de nuit et je finis par le trouver. Je décroche d'une voix endormie.
- [Moi] : Hum...
- [Sarah] : Lili, c'est Sarah !
- [Moi] : T'as vu... l'heure ?
- [Sarah] : J'ai retrouvé ma voix ! Le médecin m'a prescrit un médicament gé-nial et...
- [Moi] : T'as vu l'heure qu'il est ?
- [Sarah] : Merci de m'interrompre et surtout, cache ta joie !
- [Moi] : C'est super, t'as retrouvé ta voix. Allez on se voir tout à l'heure.
Je lui raccroche au nez. Je prends la précaution de couper mon portable et je me rendors.
Aujourd'hui, c'est ma mère qui me dépose, ce qui m'évitera d'être à nouveau en retard. Je retrouve Sarah, J-B et Juju dans le hall et nous grimpons jusqu'au 4e étage. Les deux ingénieurs du son arrivent en même temps que nous.
- [Jérémy et Pascal] : Salut !
- [Nous] : Salut !
- [Jérémy] : Je vois que tu as retrouvé ta voix, Sarah.
- [Sarah] : Ouè, enfin ! Mais bon, j'ai pris un peu de retard.
- [Pascal] : Ce n'est pas grave.
- [Jérémy] : Pascal a raison. Lili et toi allez finir d'enregistrer aujourd'hui.
- [Sarah] : Mais nous ne sommes pas censés laisser le champ libre à une artiste tout à l'heure ?
- [Jérémy] : Vous enregistrerez cet après-midi ce que vous avez à enregistrer et si elle n'est pas contente, elle ira voir ailleurs si on y est !
- [Moi] : Si Romer t'entendait, je ne sais pas s'il serait très content.
- [Jérémy] : Oui mais il n'est pas là alors j'en profite pour dire ce que je veux !
Nous rigolons puis nous nous préparons pour travailler. Une fois que j'ai fini de chanter ''La Faute A Qui '', je passe dans le studio d'à côté pour écouter Sarah. Elle a terminé ''Laissez Entrer La Star'' et commence ''L'Engrenage Autodestructeur''. J'adore l'entendre interpréter ses textes, elle a une voix magnifique.
Comme elle a l'air très concentrée, je préfère m'en aller. Je croise Jean-Baptiste et Julien dans les couloirs et nous nous apprêtons à nous rendre à la cafétéria lorsque des éclats de voix nous font nous retourner. Nous apercevons une grande jeune femme blonde, en train d'engueuler Jérémy.
- [La femme] : C'est inadmissible ! Je croyais pourtant que c'était clair !
- [Jérémy] : Ne vous inquiétez pas...
- [La femme] : Comment voulez-vous que je ne m'inquiète pas ?
- [Jérémy] : Elle n'en a pas pour longtemps...
- [La femme] : Je m'en fous, faites-la dégager !
Nous nous approchons et la femme se tourne vers nous au bruit de nos pas.
- [La femme] : Alors c'est vous qui m'empêchez de travailler ?
- [Moi] : Je crois que nous sommes en mesure de vous retourner la question.
Elle me jette un regard furibond, qui ne me fait ni chaud ni froid. Il faut savoir que je suis franche et lorsque que quelqu'un vient me chercher d'un peu trop près, je le remets rapidement à sa place. C'est d'ailleurs ce que je vais faire avec cette blondasse.
- [La femme] : Vous savez qui je suis ?
- [Moi] : Non et je ne veux pas le savoir !
- [La femme] : Je suis Madame C.
Je ne peux m'empêcher de sourire.
- [Moi] : Ah alors c'est vous qui vous prenez pour le nombril du monde ! Cependant, très sympa votre nom. Mais est-ce que le ''C'' correspond à ''chieuse'' ? Non, le mot n'est pas assez fort...
Elle ouvre la bouche puis la referme, ne sachant quoi répondre. Puis elle me tourne le dos, indignée et dit à Jérémy, d'un ton hargneux :
- [Madame C] : Je reviendrai lorsque cette maison aura été nettoyée de toutes ses cochonneries !
Elle passe avant nous en faisant comme si nous n'existions pas et disparaît dans l'ascenseur.
- [Jérémy] : Lili, tu n'aurais pas du lui parler comme ça.
- [Moi] : Avoue que je n'ai pas eu tort. Et d'après ce que j'ai compris, tu ne la portes pas dans ton c½ur, cette Madame C.
- [Jérémy] : Aïe, tu as raison. Je n'ai d'autre choix que de m'incliner.
A cet instant, Sarah sort du studio et nous demande :
- Ca va ? J'ai entendu une dispute.
- [Julien] : Dire que t'as raté ça !
- [Sarah] : Quoi ?
- [J-B] : Lili a remise à sa place la pseudo-artiste, celle qui ne supporte pas de ne pas avoir la maison de disque à elle toute seule.
- [Sarah] : Houlà ! Vu ton caractère Lili, ça n'a pas du être triste pour elle.
- [Moi] : Euh non. Mais si tu l'avais vue, elle est imbue de sa personne et franchement y'a pas de quoi.
- [Jérémy] : Trèves de plaisanteries, les jeunes. Philippe souhaite vous voir après-demain.
- [J-B] : Ok. Bon ba bonne fin de journée.
- [Jérémy] : Salut TRL !
- [Nous] : Salut !
Nous rassemblons nos affaires et nous nous en allons.
Madame C...
''The Red Ligner'' sonne mieux, quand même.
PS : voilà la suite ! Et oui Mélanie, tu sais enfin qui est cette Madame C après ton harcelement (j'ai failli porter plaindre, mdr !). Dites-moi ce que vous pensez de ce chapitre ; moi perso je me suis bien éclatée à l'écrire.
Par contre pour le n°19, il faudra se montrer patiente ! Mais on dit bien que les choses viennent à point à qui sait attendre ! Lol, j'adore vous faire des coups comme ça. Je sais, je suis méchante ^^...