14h25. Parfait je suis à l'heure. J'attends sur le trottoir l'arrivée de Sarah, Julien et Jean-Baptiste et ils arrivent deux minutes après moi. Nous rentrons dans le hall, les portes de l'ascenseur s'ouvrent et je vois apparaître Erick suivi de... Oh non pas elle !
Morlier s'avance vers nous et nous dit bonjour en nous demandant de nos nouvelles. Notre attachée de presse préférée, j'ai nommé Sophie Carnot, fait pareil et je suis à deux doigts de lui écraser la main lorsqu'elle me salue.
- [Morlier] : Bonjour à vous quatre. Donc nous allons nous rendre au studio de Thomas Perriault, qui est à environ vingt minutes d'ici.
Nous faisons demi-tour et nous montons dans la voiture qui nous attend. Sur le trajet, mes amis et les deux adultes parlent de tout et plaisantent mais moi je ne décroche pas un mot. Mon désappointement de la présence de Sophie doit se lire sur mon visage car la jeune femme, habillée comme si elle allait faire les trottoirs (désolée mais sa tenue vestimentaire donne cette impression !), se tourne vers moi en m'adressant un grand sourire l'air de dire ''Ne crois pas que je vais me laisser faire par une peste dans ton genre. Je suis la meilleure, la plus forte et tu ne voleras pas la vedette.'' Qu'elle ne s'inquiète pas pour ça, si je veux lui prendre sa place, je devrais me transformer comme elle (c'est-à-dire en pouf') et cela ne sera jamais le cas.
- [Carnot] : Ca va, Lili ? Tu ne dis pas un mot.
Ah mon Dieu, je ne supporte pas de l'entendre ! Elle a pris une de ces voix suaves et mielleuses totalement focue.
Très bien. Elle veut jouer à ce jeu-là ? Pas de problèmes. Oh et puis non, je ne vais pas me rabaisser à son niveau. Mais qu'est-ce qui m'arrive ? Je n'arrête pas d'être méchante. Enfin bon.
Je lève les yeux vers l'attachée de presse et me contente de lui répondre :
- Ca va. Je suis juste perdue dans mes pensées.
Nous finissons pas arriver au studio. C'est un grand immeuble et sur la façade, où peut lire ''Thomas Perriault, photographe. Photos de mariages, de baptêmes...'' plus les horaires d'ouverture, le site internet et des numéros de téléphone et de fax. Nous rentrons dans un vestibule de forme ronde et Morlier se dirige vers la jeune femme assise au bureau. Ils parlent pendant quelques minutes puis le manager nous fait signe de le suivre.
Nous parcourons un couloir qui débouche sur une vaste pièce. Sur ma droite, j'aperçois toute une série de clichés accrochés au mur ; sur ma gauche une immense table où sont posés du matériel de photographe et des feuilles éparpillées. Et en face de moi se trouve un grand panneau blanc entouré de projecteurs, de parapluies noirs et d'un appareil photo sur un trépied qui semble surveiller le décor.
Nous entendons des bruits de pas derrière nous et nous voyons apparaître un homme, d'environ 40 ans, assez grand, blond et aux yeux verts. Il serre ma main de Morlier et Carnot puis il nous regarde l'un après l'autre et nous dit :
- Bonjour, je suis Thomas Perriault et c'est moi qui fait faire les photos de votre album. Donc derrière cette porte là-bas, vous avez des loges où vous attendent vos vêtements. Une fois que vous serez prêts, Marion et Camille, qui sont deux de mes assistantes vont vous maquiller pour la séance. Je tiens à rassurer les garçons lorsque je parle de maquillage. Ce sont juste des produits qui vont donneront un plus joli teint sous la lumière des projecteurs.
Nous empruntons la porte et deux jeunes femmes nous attendent. L'une d'elles m'accompagne Sarah et moi vers une petite salle et l'autre se charge de Jean-Baptiste et Julien.
- Salut, je m'appelle Camille et c'est moi qui vais vous préparer. Allez-y.
Elle ouvre une porte et nous cède le passage. Je dépose mes affaires dans un coin de la pièce, Sarah fait pareil et nous rentrons dans une cabine. Des habits sont accrochés au porte-manteau et je les enfile.
Je regarde le résultat dans le miroir et il ne me déplaît pas. Un jean légèrement slim, un tea-shirt blanc avec une encolure en V (non décolleté) et l'inscription ''rock'' écrite en noir dessus. Tout à fait dans mon style. Je sors, Sarah me rejoint quelques secondes après et nous nous dévisageons mutuellement. Elle est vêtue du même genre de jean que moi et d'un tea-shirt rose fushia avec la tête d'une femme dessinée en minuscules étoiles violettes.
- [Moi] : Franchement, ils ont trop bien choisi nos tenues.
- [Sarah] : C'est clair. Au début, j'avais peur mais au final, c'est impeccable !
Ma meilleure amie et moi conservons nos Converses (roses pour elle, blanches pour moi, c'est parfait !) et j'obtiens de garder ma ceinture préférée (celle avec un grand dragon), mes bagues, ma chaîne de pantalon et mon bracelet punk.
Après quinze minutes de maquillage (poudre, fond de teint, fard à paupière... j'ai cru que jamais je n'allais en sortir !), je regarde l'aboutissement du travail de Camille dans le miroir et je dois dire que je ne suis pas trop mal. Elle s'attaque ensuite à Sarah et une fois qu'elle a fini, nous nous dirigeons vers le studio.
Thomas est en train faire des réglages sur son appareil photo et Erick et Sophie parlent dans un coin. J-B et Julien arrivent juste derrière nous. Nous les regardons et le résultat est également très satisfaisant. Ils sont vêtus d'un jean, de leurs Converses et d'un polo rayé (rouge, blanc et jaune pour Julien et vert, marron, blanc pour Jean-Baptiste). Ils se dirigent vers nous en souriant.
- [Julien] : Woua, joli les filles !
- [Moi] : Super vous deux ! Quels beaux gosses !
- [J-B] : Nous sommes toujours beaux gosses.
- [Moi] : Désolée, j'avais oublié.
- [Julien] : C'est ça, fous-toi de nous !
- [Sarah] : Voyons, Julien. Tu sais bien que Lili n'est pas comme ça !
- [Moi] : Écoutez la voix du sage...
Nous sommes interrompus par Thomas.
- [Perriault] : Bien. Nous allons pouvoir commencer.
Nous nous approchons et nous nous plaçons face au photographe et c'est parti pur deux heures de torture. Sarah devant, Lili à droite, Julien à gauche, Jean-Baptiste derrière, tête penchée, menton relevé, main droite dans la poche, non main gauche, genou légèrement plié, jambe tendue, changer de place, tourner la tête, dans ce sens, non dans l'autre... nous ordonne Thomas en appuyant sur le bouton de son instrument de travail toutes les secondes. Nous faisons quand même une pause au bout d'une heure et la saturation se fait déjà sentir.
Au bout de ce qui me semble une éternité, nous terminons enfin la séance-photo. Nous poussons un soupir de soulagement.
- [Perriault] : Pour une première séance-photo, tout s'est bien déroulé. Donc j'enverrais les meilleurs clichés demain à la première heure à Philippe et vous choisirez ensemble celui qu vous paraît le mieux.
Nous retournons vers les loges et nous nous changeons rapidement. Nous disons au revoir à Marion, Camille et Perriault puis nous rentrons à la maison de disque.
Nos parents nous attendent. Nous quittons nos manager et attachée de presse, je fais la bise à mes amis et ensuite je rentre chez moi.
Une fois après avoir mangé et m'être lavée, je monte directement dans ma chambre et je me glisse dans les draps de mon lit.
Je sens la fatigue de la journée dans mes yeux qui se ferment tout seuls. Je ne cherche pas à lutter et je sombre dans les bras de Morphée...
PS : hey hey, voilà enfin le chapitre 21 ! Je vous ai fait languir, hein ? Mais excusez-moi de ce retard.
Pour la suite, et bien, il faudra (de nouveau) patienter. Pour les commentaires, pas de consignes en particulier, mettez-en autant que vous le désisez. Cependant, j'aimerais bien atteindre les 1600 coms.
Je vous rapelle que pour le concours, il se termine DEMAIN, c'est-à-dire le 5 OCTOBRE !!! Alors continuez de voter LA
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Sur ce, je vous fais de gros bisous.
