CHAPITRE 21 : la photo de la pochette (le 5 août)

CHAPITRE 21 : la photo de la pochette (le 5 août)

14h25. Parfait je suis à l'heure. J'attends sur le trottoir l'arrie de Sarah, Julien et Jean-Baptiste et ils arrivent deux minutes après moi. Nous rentrons dans le hall, les portes de l'ascenseur s'ouvrent et je vois apparaître Erick suivi de... Oh non pas elle !

Morlier s'avance vers nous et nous dit bonjour en nous demandant de nos nouvelles. Notre attachée de presse préfée, j'ai nommé Sophie Carnot, fait pareil et je suis à deux doigts de lui écraser la main lorsqu'elle me salue.

- [Morlier] : Bonjour à vous quatre. Donc nous allons nous rendre au studio de Thomas Perriault, qui est à environ vingt minutes d'ici.

Nous faisons demi-tour et nous montons dans la voiture qui nous attend. Sur le trajet, mes amis et les deux adultes parlent de tout et plaisantent mais moi je ne décroche pas un mot. Mon désappointement de la présence de Sophie doit se lire sur mon visage car la jeune femme, habillée comme si elle allait faire les trottoirs (désolée mais sa tenue vestimentaire donne cette impression !), se tourne vers moi en m'adressant un grand sourire l'air de dire ''Ne crois pas que je vais me laisser faire par une peste dans ton genre. Je suis la meilleure, la plus forte et tu ne voleras pas la vedette.'' Qu'elle ne s'inquiète pas pour ça, si je veux lui prendre sa place, je devrais me transformer comme elle (c'est-à-dire en pouf') et cela ne sera jamais le cas.

- [Carnot] : Ca va, Lili ? Tu ne dis pas un mot.

Ah mon Dieu, je ne supporte pas de l'entendre ! Elle a pris une de ces voix suaves et mielleuses totalement focue.

Très bien. Elle veut jouer à ce jeu-là ? Pas de problèmes. Oh et puis non, je ne vais pas me rabaisser à son niveau. Mais qu'est-ce qui m'arrive ? Je n'arrête pas d'être méchante. Enfin bon.

Je lève les yeux vers l'attachée de presse et me contente de lui répondre :

- Ca va. Je suis juste perdue dans mes pensées.

Nous finissons pas arriver au studio. C'est un grand immeuble et sur la façade, où peut lire ''Thomas Perriault, photographe. Photos de mariages, de baptêmes...'' plus les horaires d'ouverture, le site internet et des numéros de téléphone et de fax. Nous rentrons dans un vestibule de forme ronde et Morlier se dirige vers la jeune femme assise au bureau. Ils parlent pendant quelques minutes puis le manager nous fait signe de le suivre.

Nous parcourons un couloir qui débouche sur une vaste pièce. Sur ma droite, j'aperçois toute une série de clichés accrochés au mur ; sur ma gauche une immense table où sont posés du matériel de photographe et des feuilles éparpillées. Et en face de moi se trouve un grand panneau blanc entouré de projecteurs, de parapluies noirs et d'un appareil photo sur un trépied qui semble surveiller le décor.

Nous entendons des bruits de pas derrière nous et nous voyons apparaître un homme, d'environ 40 ans, assez grand, blond et aux yeux verts. Il serre ma main de Morlier et Carnot puis il nous regarde l'un après l'autre et nous dit :

- Bonjour, je suis Thomas Perriault et c'est moi qui fait faire les photos de votre album. Donc derrière cette porte là-bas, vous avez des loges où vous attendent vos vêtements. Une fois que vous serez prêts, Marion et Camille, qui sont deux de mes assistantes vont vous maquiller pour la séance. Je tiens à rassurer les garçons lorsque je parle de maquillage. Ce sont juste des produits qui vont donneront un plus joli teint sous la lumière des projecteurs.

Nous empruntons la porte et deux jeunes femmes nous attendent. L'une d'elles m'accompagne Sarah et moi vers une petite salle et l'autre se charge de Jean-Baptiste et Julien.

- Salut, je m'appelle Camille et c'est moi qui vais vous préparer. Allez-y.

Elle ouvre une porte et nous cède le passage. Je dépose mes affaires dans un coin de la pièce, Sarah fait pareil et nous rentrons dans une cabine. Des habits sont accrochés au porte-manteau et je les enfile.

Je regarde le résultat dans le miroir et il ne me déplaît pas. Un jean légèrement slim, un tea-shirt blanc avec une encolure en V (non décolleté) et l'inscription ''rock'' écrite en noir dessus. Tout à fait dans mon style. Je sors, Sarah me rejoint quelques secondes après et nous nous dévisageons mutuellement. Elle est vêtue du même genre de jean que moi et d'un tea-shirt rose fushia avec la tête d'une femme dessinée en minuscules étoiles violettes.

- [Moi] : Franchement, ils ont trop bien choisi nos tenues.
-
[Sarah] : C'est clair. Au début, j'avais peur mais au final, c'est impeccable !

Ma meilleure amie et moi conservons nos Converses (roses pour elle, blanches pour moi, c'est parfait !) et j'obtiens de garder ma ceinture préférée (celle avec un grand dragon), mes bagues, ma chaîne de pantalon et mon bracelet punk.

Après quinze minutes de maquillage (poudre, fond de teint, fard à paupière... j'ai cru que jamais je n'allais en sortir !), je regarde l'aboutissement du travail de Camille dans le miroir et je dois dire que je ne suis pas trop mal. Elle s'attaque ensuite à Sarah et une fois qu'elle a fini, nous nous dirigeons vers le studio.

Thomas est en train faire des réglages sur son appareil photo et Erick et Sophie parlent dans un coin. J-B et Julien arrivent juste derrière nous. Nous les regardons et le résultat est également très satisfaisant. Ils sont tus d'un jean, de leurs Converses et d'un polo rayé (rouge, blanc et jaune pour Julien et vert, marron, blanc pour Jean-Baptiste). Ils se dirigent vers nous en souriant.

- [Julien] : Woua, joli les filles !
- [Moi] : Super vous deux ! Quels beaux gosses !
- [J-B] : Nous sommes toujours beaux gosses.
- [Moi] : Désolée, j'avais oublié.
- [Julien] : C'est ça, fous-toi de nous !
-
[Sarah] : Voyons, Julien. Tu sais bien que Lili n'est pas comme ça !
- [Moi] : Écoutez la voix du sage...


Nous sommes interrompus par Thomas.

- [Perriault] : Bien. Nous allons pouvoir commencer.

Nous nous approchons et nous nous plaçons face au photographe et c'est parti pur deux heures de torture. Sarah devant, Lili à droite, Julien à gauche, Jean-Baptiste derrière, te penchée, menton relevé, main droite dans la poche, non main gauche, genou légèrement pl, jambe tendue, changer de place, tourner la tête, dans ce sens, non dans l'autre... nous ordonne Thomas en appuyant sur le bouton de son instrument de travail toutes les secondes. Nous faisons quand même une pause au bout d'une heure et la saturation se fait déjà sentir.

Au bout de ce qui me semble une éternité, nous terminons enfin la séance-photo. Nous poussons un soupir de soulagement.

- [Perriault] : Pour une première séance-photo, tout s'est bien déroulé. Donc j'enverrais les meilleurs clichés demain à la première heure à Philippe et vous choisirez ensemble celui qu vous paraît le mieux.

Nous retournons vers les loges et nous nous changeons rapidement. Nous disons au revoir à Marion, Camille et Perriault puis nous rentrons à la maison de disque.

Nos parents nous attendent. Nous quittons nos manager et attachée de presse, je fais la bise à mes amis et ensuite je rentre chez moi.

Une fois après avoir mangé et m'être lavée, je monte directement dans ma chambre et je me glisse dans les draps de mon lit.

Je sens la fatigue de la journée dans mes yeux qui se ferment tout seuls. Je ne cherche pas à lutter et je sombre dans les bras de Morphée...



PS : hey hey, voilà enfin le chapitre 21 ! Je vous ai fait languir, hein ? Mais excusez-moi de ce retard.
Pour la suite, et bien, il faudra (de nouveau) patienter. Pour les commentaires, pas de consignes en particulier, mettez-en autant que vous le désisez. Cependant, j'aimerais bien atteindre les 1600 coms.
Je vous rapelle que pour le concours, il se termine DEMAIN, c'est-à-dire le 5 OCTOBRE !!! Alors continuez de voter
LA
Et vous voulez me faire plaisir encore une fois ? Allez >ici< , lisez sa fic et lâchez lui des coms !
Sur ce, je vous fais de gros bisous.




# Posté le jeudi 04 octobre 2007 07:09

Modifié le samedi 03 novembre 2007 19:41

CHAPITRE 22 : les choses s'accélèrent (le 6 août)

CHAPITRE 22 : les choses s’accélèrent (le 6 août)

J'ouvre péniblement les yeux, aveuglée par un rayon de soleil. Je regarde l'heure affichée sur mon réveil. 11h30 ! Quoi, déjà ?? Je me lève péniblement, prends les premières affaires dans mon armoire qui me tombent sous la main et fais un passage rapide par la salle de bain.

Puis je me mets devant la télé, en attendant l'heure du repas. Ma mère débarque dans le salon et commence à me parler tout en passant le chiffon :

- [Isabelle] : Salut ma chérie. Bien dormie ?
- [Moi] : Ca va.


Je l'observe maintenant balayer dans tous les recoins possibles et inimaginables de la pièce.

- [Moi] : Mais tu vas te tuer à faire le ménage tous les jours. Pourquoi tu t'obstines à le faire si souvent ?
- [Isabelle] : Premièrement je ne fais pas le ménage tous les jours. Et deuxièmement, ton père et toi vous ne faîtes attention à rien. Heureusement que je suis là pour passer derrière vous.
- [Moi] : Tu sais ce que te dirait papa s'il était là ? Que tu racontes n'importe quoi, qu'on ne te demande pas de t'épuiser à la tâche et que ce n'est pas vrai, nous faisons attention. Et je serais à 100% d'accord avec lui !
- [Isabelle] : Tu comprendras ce que j'endure plus tard. Au fait Romer a appelé, il veut te voir aujourd'hui vers 15 heures.


Après que ma mère ait fini d'astiquer la maison de fond en comble, je l'aide à préparer le repas et nous parlons de la séance-photo d'hier.

Puis elle me dépose à la maison de disque qui va finir par devenir mon deuxième domicile si ça continue comme ça. Je pénètre dans le hall et fais un signe de la main au réceptionniste.

Un peu de sport ne me fera pas de mal. Je monte les escaliers et arrive devant la porte du bureau de Philippe sur laquelle est apposée une plaque dorée avec écrit en lettres noires ''Philippe Romer, producteur''. Je frappe, une voix m'ordonne d'entrer, ce que je fais et je prends place à côté des mes amis qui sont déjà arriver.

- [Romer] : Bonjour à tous. Aujourd'hui le sujet concerné est la pochette de l'album. Thomas m'a envoyé les photos de la séance d'hier et j'en ai fait une sélection avec Martin Bernier, qui est mon directeur artistique.
- [Julien] : Directeur artistique ?
- [Romer] : Oui. Je vais d'ailleurs en profiter pour vous expliquer la fonction du DA. Il a un rôle extrêmement fondamental : c'est lui qui porte la responsabilité artistique du projet. Il travaille en étroite relation avec le chef de projet et le concepteur et c'est également lui qui définit la charte graphique du projet : l'apparence générale, les couleurs, etc. ...
- [Sarah] : Donc en fait, sans directeur artistique, pas de disque ?
- [Romer] : Disons que sans lui, les choses seraient beaucoup plus compliquées.
- [J-B] : Alors est-ce que nous pouvons voir les clichés ?
- [Romer] : Bien sûr.


Philippe ouvre un tiroir et en extrait une enveloppe. Il la pose sur la table et sort les photos. Il les éparpille et Sarah, Julien, Jean-Baptiste et moi nous nous les passons.

Elles sont vraiment belles. Finalement ces deux heures n'auront pas été un supplice vain.

Il y a particulièrement un portrait qui retient notre attention : je suis à gauche, de profil, la main droite dans la poche, le bras gauche le long du corps, la jambe droite en avant légèrement pliée et la tête penchée en direction du sol ; Sarah est de face, la main droite ramenée sur la hanche, la tête haute et la jambe gauche tournée sur la côté ; Julien, qui se situe entre nous deux et en retrait, a les bras croisés, le visage orienté vers la gauche ; et Jean-Baptiste, aussi en recul et qui se situe sur la droite de ma meilleure amie, a les deux mains dans les poches, la jambe droite en avant un peu pliée.

- [Moi] : Celle-là est vraiment magnifique.
- [Romer] : Je trouve aussi. Avec Martin, nous pensons qu'elle est impeccable pour la pochette.
- [J-B] : A 100% d'accord.
- [Romer] : Donc le choix est fait.


Le producteur remet les photos dans l'enveloppe puis sort une feuille en papier glacé d'un dossier posé devant lui. Il nous la tend et mes amis et moi nous penchons dessus.

- [Romer] : Je vous présente le logo de votre groupe.

J'en reste bouche-bée. Il est M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E ! Les trois initiales sont entrelacées dans les tons de rouge, noir et gris. Des sortes de flamme et des dessins abstraits viennent compléter le tout.

- [Romer] : Alors, il vous plaît ?
- [Moi] : S'il nous plaît ? Ce logo est tout simplement sublime...
- [J-B] : C'est clair. Franchement, jamais nous espérions un tel résultat.
- [Julien] : C'est vraiment ce à quoi nous rêvions.
- [Sarah] : Je n'ai rien d'autre à rajouter à part que nous voulons cet emblème et aucun autre.
- [Romer] : Tout va pour le mieux aujourd'hui !


Il range le prototype de notre logo.

- [Romer] : Bien. Pour terminer cette entrevue, je vous préviens que le site internet consacré à votre groupe est aussi en préparation avec notre directeur artistique et Sophie a téléphoné à TV9. Vous donnerez une interview télévisée le 23 août, jour de la sortie de l'album. C'est également ce jour-là que paraîtra l'article de Marc dans le journal.

Moi qui était si calme, tout à coup mon c½ur s'emballe. Hein, quoi ??? 23 août, sortie de l'album ??? Interview sur la chaîne locale ??? Je réalise subitement que dans deux semaines, les choses sérieuses commenceront.

- [Romer] : Bonne fin d'après-midi.
- [Nous] : Vous aussi. Au revoir.


Nous quittons notre producteur et nous nous dirigeons vers le McDo le plus proche. Nous commandons des Cocas et nous parlons de notre passage télé ainsi que du lancement de notre disque.

Je recommence à douter et j'en ai marre. Marre de ne pas savoir ce que je veux. Je sens que les événements vont s'accélérer et que je n'aurai plus de contrôle sur rien.

Mais maintenant, il est trop tard pour faire machine arrière...



PS : voilà le chapitre 22 ! Après les multiples avertissements de lyra2 qui me menaçaient, je me voyais mal encore vous faire attendre, xD !
Je ne vous donne pas de barrière à franchir pour avoir la suite mais je serais contente si je parvenais aux 1700, voire 1800 coms. Et si jamais vous avez des critiques, des remarques et/ou des questions, n'hésitez pas à me les soumettre.
Je voudrais aussi remercier Floriane, d'avoir eu l'immense gentillesse de me dessiner le logo du groupe. Alors vous avez du le comprendre, vous n'y touchez pas sinon je me fâche et il n'y a pas de suite, na !
Pour le chapitre 23, justement, eh bien il faudra se montrer une fois de plus patientes ! Je vous imagine, devant votre écran, en train de baver ! Je sais, je suis sadique ^^ !
Je vous laisse, je suis saoulante avec mon baratin. Je vous fais de gros bisous, mes ptites lectrices fétiches !


(re)PS : pour toutes celles qui aiment les fics yaoi, je vous conseille th-bill-tom-yaoi C'est sa toute première fiction, elle l'a lancée il n'y a pas très longtemps et c'est vraiment bien écrit. Mais si ce n'est pas votre style, n'y allez pas. Bisous !

(rere)PS : je vous ORDONNE d'aller sur ce blog => fic-sOlOve-th <= déjà parce qu'il est trop bien mais aussi j'aime beaucoup la fille qui le tient. Du pistonnage ? A vous de voir...

(rerere)PS : merchi à toi ma ptite protégée de twin de m'avoir fait atteindre les 1700 coms ! Ze t'aime !



# Posté le vendredi 12 octobre 2007 07:23

Modifié le samedi 03 novembre 2007 19:45

CHAPITRE 23 Les préparatifs (le 16 at)

 CHAPITRE 23  Les préparatifs   (le 16 août)
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Ces deux semaines sont une horreur. Je tourne en rond, je ne pense qu'à l'album et à notre future interview. Je suis énervée, je reste enfermée dans ma chambre à essayer d'écrire des chansons et de composer mais l'inspiration n'est pas au rendez-vous.

J'ai déjà longuement parlé avec Sarah, Jean-Baptiste et Julien de notre passage télévisé. Nous sommes extrêmement stressés et nous avons du mal à trouver les mots justes pour nous réconforter.

J'ai peur de me retrouver face à des caméras, de répondre à des questions auxquelles je n'aurais pas forcément de réponses, de bafouiller, de déclarer n'importe quoi, de ne pas être à la hauteur, d'avoir des centaines d'yeux rivés sur moi.

Je m'imagine coincée sur une chaise, les jambes croisées, les mains posées sur les cuisses, nez à nez avec une jeune femme, la caméra centrée sur mes amis et moi, un sourire collé sur la bouche, l'air de dire ''Quel bonheur d'être là !'' en fournissant des réponses à des interrogations toutes plus stupides les unes que les autres.

La sonnerie stridente du téléphone me sort de mes penes. Je décroche.

- Allô Madame Closée de la Karme ?

Je reconnaîtrais cette voix entre mille et je perçois le sourire à travers le combiné.

- Non, c'est Lili à l'appareil. Bonjour Philippe.
-
[Romer] : Je vois que tu m'as reconnu !
-
[Moi] : Effectivement.
-
[Romer] : Comment ça va ?
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[Moi] : Super.
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[Romer] : J'aimerais vous voir, toi et tes amis cet après-midi.
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[Moi] : Pas de problème.
-
[Romer] : Bien. Je vous parleraisde l'interview et d'un problème.
-
[Moi] : Un problème ???
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[Romer] : Oui mais ne t'inquiètes pas. Désolé, je dois te laisser. A tout à l'heure.
-
[Moi] : C'est ça. A tout à l'heure.

Merci, mon moral est remonté en flèche ! Si je vais bien ? Je pète la forme, je suis juste morte de trouille. Il y a un souci ? Mais lequel put*** !?

Cela me préoccupe. Toutes sortes d'hypothèses jaillissent dans mon esprit, se répercutent contre mon crâne, se cognent entre elles.

Mon père me dépose devant la maison de disque et je monte jusqu'au bureau de Philippe. Je regarde les numéros des étages de l'ascenseur clignotés l'un après l'autre.

En frappant à la porte et en pénétrant dans la pièce du chef-lieu de Romer, suivis de mes trois amis que j'ai retrouvés dans le couloir, mon c½ur bat à se rompre. Je m'installe entre Sarah et Jean-Baptiste et j'essaye d'afficher un air aussi décontracté que possible. J'ai l'impression que les autres membres du groupe sont également tendus.

- [Romer] : Bonjour à vous quatre.
-
[Nous] : Bonjour.
-
[Romer] : Nous allons tout d'abord commencer par parler par votre passage sur la chaîne locale. Je vous rappelle que c'est dans une semaine et vous passerez à 15h00 dans la rubrique ''Découverte Engevine''. Vous êtes sûrs de toucher la ménagère de moins de 50 ans, c'est-à-dire des mères de familles ainsi qu'en majorité des adolescents, puisque c'est surtout cette tranche d'âge de la population qui regarde cette émission.

C'est peut-être mieux après tout de cibler des jeunes. Notre musique ne s'adresse pas à des gens du troisième âge !

- [Romer] : Vous arriverez ici vers 14h00. Puis une voiture vous conduira à TV9, l'on vous préparera pour l'émission puis vous passerez à la télévision. Cela durera 20 minutes environ.

Il va falloir que je prenne des calmants parce que là, mon c½ur est en train de prendre dix ans de plus à s'exciter comme ça.

Sarah demande d'une voix tremblante :

- Et vous devez nous parler d'un problème ?
-
[Romer] : Oui. Pour les futurs concerts que vous allez donner, vous aurez besoin d'un bassiste.

Oh mer** ! Nous n'y avions pas pensé. Jusqu'à maintenant, tout s'était très bien déroulé sans bassiste mais aujourd'hui, les choses ont changé.

Mais ma meilleure amie nous sauve.

- [Sarah] : Bien euh... Mon voisin est en train de m'apprendre la basse.
-
[Romer] : Et tu pourrais lui demander de te donner une formation accélérée ?
-
[Sarah] : Je vais essayer mais je ne vous assure rien...
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[Romer] : Ce serait vraiment bien. Cela serait plus simple si tu devenais la bassiste du groupe.
-
[Sarah] : Je tenterais de m'arranger.
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[Romer] : Bien. Je veux revenir à votre interview. Donc ce sera des questions basiques comme ''D'où provient le nom de votre groupe ?'' par exemple. Je pense également que seront diffusés des extraits.
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[Jean-Baptiste] : Et c'est en public ou pas ?
-
[Romer] : Non. Est-ce que vous désirez que j'apporte des précisions supplémentaires ?
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[Julien] : C'est une émission en directe ?
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[Romer] : Oui. Est-ce tout ?
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[Sarah] : Oui.
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[Romer] : Alors je vous dis vous-savez-quoi pour la semaine prochaine.
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[Nous] : Merci. Au revoir.
-
[Romer] : Au revoir.

Cela fait du bien de se retrouver à l'air libre. Je fais la bise à mes amis puis je rentre chez moi. Tant pis, je suis à pied, c'est loin, mais cela me videra la tête...


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C0ùC0ù !

Voilà, vous avez enfin la suite ! Vous allez me dire "Depuis le temps, tu abuses !". Oui, je sais, mais je suis sadique XD Et pour le chapitre 24, la patience sera de nouveau de rigueur !

Merci de votre soutien. Je vous aime <3


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# Posté le dimanche 21 octobre 2007 06:50

Modifié le dimanche 07 septembre 2008 05:16

CHAPITRE 24 {partie 1} La première interview lévisée (le 23 at)

 CHAPITRE 24 {partie 1}   La première interview télévisée   (le 23 août)
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1h30... 2h22... 2h40... 3h10... 4h50... Et ainsi de suite. Je me tourne et me retourne sans cesse dans mon lit, je ne trouve pas de position. Je me réveille toutes les heures, la plupart du temps en plein cauchemar. La nuit me semble très longue...

7h30. Je me lève. A cette heure-là, cela ne sert à rien que je cherche à me rendormir. Je vais directement dans ma salle de bain et... Ah mon Dieu l'horreur ! J'ai une tête de zombie !

Après mtre examinée sous toutes les coutures, je me rends dans ma chambre chercher des vêtements. Le choix est crucial : comment je vais m'habiller pour passer à la télévision ? J'opte pour un jean clair large, un chemisier blanc et un pull noir avec une encolure en V à mettre par dessus, une ceinture blanche avec une grosse boucle en forme de tête de mort, une chaîne de pantalon argentée, mes bagues, ma montre et un pendentif de style breton. Je fais ensuite demi-tour, direction à nouveau la salle de bain, je m'habille vite fait, me maquille légèrement, me coiffe d'un chignon serré d'où je laisse dépasser qu