Déchéance

Déchéance

Il peut. J'adore la pluie. Je pourrais rester dessous pendant des heures, en attendant que le soleil se couche, la musique dans les oreilles.
La nuit est devenue mon univers. C'est dans le noir que je trouve des repères. Parce que dans le sombre, je ne suis pas obligée de faire semblant. D'à nouveau intérioriser mes sentiments. Je ne suis pas forte. Je me plie en deux pour ne pas hurler, j'essaye d'empêcher mes larmes de couler.
Dans le fond, je suis une excellente comédienne.
Les gens ne se rendent pas compte que je cache ma peine. Ou peut-être sont-ils juste aveugles.
J'ai l'impression d'être un zombie, comme si je n'étais plus maître de mon corps, comme si toute sorte de vie l'avait quitté. Je ne sais par quel miracle mon coeur bat-il encore. Je brûle à l'intérieur et ce feu me consume petit à petit. J'aimerais tellement fermer les yeux pour ne plus jamais les rouvrir...


=> comme dit l'adage "il est bien de plagier, il est mieux de remercier", ce qui signifie que vous me demandez si vous pouvez prendre cet article (je ne mords pas ^^). Et je tiens à préciser que même si cet article ne respire pas la joie, je vais bien ^w^ !


# Posté le mercredi 05 décembre 2007 17:17

Modifié le vendredi 13 juin 2008 11:01

CHAPITRE 31 De l'amour dans l'air (le 17 septembre)

 CHAPITRE 31  De l'amour dans l'air   (le 17 septembre)

J'ai passé une très mauvaise nuit, je n'ai pas cessé de faire des cauchemars.

C'est une fois de plus avec la peur au ventre que je me rends au lycée. Mais la matinée se passe assez bien, à croire que ces deux jours de repos ont calmé les esprits de chacun. Encore quelques réflexions hautaines et envieuses mais rien de plus.

C'est l'après-midi que tout se gâte. Lorsque j'arrive et que je pose mon sac à mes pieds pour me mettre dos au mur en attendant que la sonnerie annonce le début du cours, je vois les élèves rigoler et montrer du doigt une personne. Je me penche légèrement en avant pour voir qui ils désignent lorsque je découvre l'émo.

Il reste étonnemment calme, mais c'est vrai qu'il doit être habitué à ce genre de comportement. Étant donné qu'il est le seul à avoir ce look dans l'école, il fait office de bête de foire.

Il se tourne vers moi et je croise son regard. Nous nous sourions, à croire que nous comprenons mutuellement ce que nous ressentons.

Je regarde ma montre. Le cours débute dans dix minutes. J'attends patiemment lorsqu'une réflexion me met hors de moi.

- Je te jure, quel con ce type. C'est un pédé à coup sûr.

Je me redresse et c'est à peine si je ne me mets pas à hurler.

- [Moi] : Ca ne va pas de sortir des conneries comme ça ? Tu es aussi bouché d'esprit que cela pour t'arrêter sur des préjugés ?

Le silence tombe dans le couloir. Je sens les yeux des personnes présentes dans les parages rivés sur moi.

Celui qui vient de sortir cette remarque plante son regard dans le mien et me demande.

- Qu'est-ce que tu as, toi ? Tu as un problème ?
-
[Moi] : Oui, j'en ai un ! Et même un très gros ! Mais putain, c'est tout ce que vous savez foutre de vos journées, de critiquer et d'insulter en permanence les gens ?! Juste sous prétexte qu'ils ont fait quelque chose ou qu'ils ont une personnalité que ne vous plaît pas ou dont vous êtes envieux, vous pensez que vous avez tous les droits pour en faire vos boucs-émissaires ?! Vous ne pouvez pas évoluer un peu mentalement ?! C'est trop vous demander ?! Vous vous êtes observés ? Avez-vous pu constater avec quelle mentalité vous agissez envers le garçon émo ? En quoi cela vous gêne-t-il autant qu'il est adopté ce look ? C'est votre problème ?! Non, alors foutez-lui à la paix, et par la même occasion, faites la même chose avec mes amis et moi !

J'entends des murmures et je constate que les autres sont gênés.

- Lili, calme-toi.
- Oui c'est vrai, ne t'énerve pas...
-
[Moi] : Pourquoi me regardez-vous avec des airs suppliants et m'ordonnez-vous de me taire ? Cela vous met à l'aise ? Vous vous imaginez que ce que vous dites derrière le dos des gens ne leur reviennent jamais aux oreilles, que tout passe inaperçu ? Eh bien c'est tout le contraire qui se produit ! Alors ayiez au moins une fois dans votre vie la franchise d'assumer vos propos !

Heureusement que retentit la sonnerie sinon je continuais mon sermon. Je saisis mon sac d'un geste rageux. Je rentre dans la salle et déballe mes affaires.

Je vois Caroline s'approcher de moi timidement.

- [Caroline] : Lili, je suis d'accord avec...
-
[Moi] : Je n'ai plus rien à te dire.

Je la vois s'en aller vers sa place. J'ai été dure dans mes paroles mais si elle croit qu'elle peut mettre fin à notre amitié puis revenir avec des yeux de chien battu, elle se trompe.

Je suis plus détendue pendant le cour. Peut-être que d'avoir déversé ma colère m'a fait du bien.

A la récréation, je raconte l'incident à mes amis.

- [Moi] : Non mais ils se prennent pour qui !? Il faudrait accepter les différences des autres !
-
[Sarah] : C'est vrai. Et comment ont réagi ceux qui étaient présents ?
-
[Moi] : Ils étaient embarrassés.
-
[Jean-Baptiste] : Bien fait pour eux. Et vu ta franchise, tu as du correctement les remettre à leur place.
-
[Moi] : Oui.
-
[Julien] : Mais dis-moi, Lili, as-tu pris sa défense parce que tu as un faible pour lui ?
-
[Moi] : Pour qui ? Pour l'émo ?
-
[Julien] : Oui. Alors ?
-
[Moi] : Pourquoi cette question ?
-
[Julien] : Réponds à la mienne.
-
[Moi] : Non.

Mes amis me regardent avec un sourire. Je fronce les sourcils.

- [Moi] : Pourquoi me regardez-vous comme ça ?
-
[Sarah] : Nous ne sommes pas dupes Lili.
-
[Jean-Baptiste] : Avoue que tu le trouves mignon.
-
[Moi] : Oui et alors ?
-
[Julien] : Tente ta chance !
-
[Moi] : Premièrement, je ne le connais pas et deuxièmement, je ne suis pas amoureuse de lui !
-
[Sarah] : Si c'était le cas, tu ne t'énerverais pas.
-
[Moi] : Mais je ne m'énerve pas !
-
[Sarah, Jean-Baptiste, Julien] : A peine.
-
[Moi] : Mais vous me faites...

La merveilleuse sonnerie me coupe dans mon élan. Je fais la bise à mes amis et me rends à mon cour de physique.

Je dois quand même bien avouer que Sarah, J-B et Ju ont semé le trouble en moi. Il est vrai que j'ai littéralement craqué sur l'émo mais malheureusement, je ne le connais pas. Il faudrait que j'essaye de l'approcher, cependant j'ignore quelle serait ma méthode la plus appropriée.

Je suis en train de rêvasser lorsque mon professeur m'interroge et je ne sais par quelconque miracle je réponds juste à la question.

Enfin arrive 17 heures. Je sais qu'Alex finit aussi à cette heure-là alors je me pêche de sortir au plus vite du lycée. Je parviens aux grilles lorsque quelqu'un me saisit par le bras. Je sursaute et me dégage violemment de cette étreinte, de crainte que ce soit de nouveau mon ex-petit copain. Mais je vois à la place l'émo.

- [Lui] : Désolé, je t'ai fait peur.
-
[Moi] : Ne t'inquiète pas, j'ai cru que c'était quelqu'un d'autre.
-
[Lui] : Ok... Euh... Je voudrais te remercier pour tout à l'heure.
-
[Moi] : De rien. Cela m'a permis de vider mon sac.
-
[Lui] : Moi, je ne dis plus rien. J'en ai marre de devoir me justifier.
-
[Moi] : Je déteste ça, mais il y a un moment où ça explose.
-
[Lui] : En tout cas, merci. Au fait, je m'appelle Ewan.
-
[Moi] : Je ne pense pas que j'ai réellement besoin de me présenter.
-
[Lui] : Non, effectivement.

Nous nous regardons puis nous rigolons.

- [Moi] : Cela faisait longtemps que je n'avais pas rit.
-
[Ewan] : Ravi si je te redonne le sourire ! Au fait tu rentres par où ?
-
[Moi] : Je vais à gauche.
-
[Ewan] : Moi aussi ! On fait un bout de chemin ensemble ?
-
[Moi] : Avec plaisir !

Sur le trajet, nous apprenons à faire plus ample connaissance. C'est vraiment quelqu'un d'attentionné et sympa. Un mec beau et gentil, ça existe !

- [Ewan] : J'ai toujours eu un très fort caractère. Il a tout de suite fallu, dès mon plus jeune âge, que je me démarque des autres, et cela passe en autre par un look ''hors normes''.
-
[Moi] : Je comprends ce que tu veux dire. Je suis pareille, même si j'ai un look plus commun. Mais il faut également que je fasse l'inverse de ce que les autres font.
-
[Ewan] : Oui, ce qui nous vaut d'être mal perçu.
-
[Moi] : Exactement, mais je ne suis pas du genre à me préoccuper de ce que pensent les autres.
-
[Ewan] : Moi non plus.

Nous continuons à discuter puis nous nous séparons car nous allons dans une direction opposée. Nous nous disons au revoir. Un peu plus loin, je me retourne et lui adresse un signe de la main qu'il me rend.

Je rentre chez moi, heureuse. Je m'installe à mon bureau, essayant tant bien que mal de me concentrer sur mon travail.

Mais l'ombre d'Alex plane toujours...


|~o~| |~o~| |~o~| |~o~| |~o~| |~o~| |~o~| |~o~| |~o~|


PS : voici un assez long chapitre pour me faire pardonner de mon retard, mais je me suis dit qu'avec plus de 100 coms sur le pcédent chapitre et plus de 4500 coms en tout, je devais le mettre pour vous remercier ^^.
J'ignore cependant quand le suite sera postée car je ne suis pas certaine de pouvoir m'occuper de ma fiction ce week-end pour raison de surcharge de travail (vous avez l'autorisation de défoncer mes chers professeurs, XD).
Bon, eh bien j'attends tous vos commentaires et vos avis avec impatience. Pour celles qui souhaitent être prévenues de la suite et qui ne l'ont pas encore fait, inscrivez-vous sur l'article "Nous allons faciliter les choses..." un peu plus haut.
Je vais vous laisser et merci à ma Caramel' de m'avoir mis le 4500e com.
Je vous aime <3


|~o~| |~o~| |~o~| |~o~| |~o~| |~o~| |~o~| |~o~| |~o~|


# Posté le vendredi 14 décembre 2007 18:30

Modifié le vendredi 13 juin 2008 19:47

Dizoue...

Dizoulée...

Tout d'abord, je tiens à vous rassurer, je n'arte pas ce blog.

Je vais juste m'arrêter pendant un petit moment. Non pas que j'ai plus d'idées, loin de là, mais je ressens une certaine lassitude. Alors au lieu de me forcer à écrire et au final, de ne pas être satisfaite du résultat, je préfère faire une pause afin de revenir, par la suite, sur les chapeaux de roues XD.

Cependant, je viendrais valider vos commentaires, vous les rendre et lire les suites de vos fictions.

J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop et que vous comprendrez mon geste.

Je vous embrasse <3


# Posté le dimanche 16 décembre 2007 07:37

Modifié le vendredi 13 juin 2008 11:00

CHAPITRE 32 La bagarre (le 18 septembre)

[Maroon5, Won't Go Home Without You]


C'est avec le c½ur plus léger que je me dirige vers le lycée. Peut-être est-ce du à Ewan...

Aujourd'hui est une dure journée de cours. Je prends une profonde inspiration et parcours la longue allée qui mène à l'atrium. J'entre dans la cour, tourne sur ma droite, longe le couloir et arrive enfin à ma salle de cours.

Je suis perdue dans mes pensées lorsqu'une voix me tire de mes réflexions.

- Salut ma belle !

Je me tourne vers la personne qui m'a appelée ainsi et je rougis violemment.

- Salut Ewan.
-
[Ewan] : Ca va ?
-
[Moi] : Ca va et toi ?
-
[Ewan] : Tranquille. Tu as quoi comme cours ?
-
Moi] : Maths. Et toi ?
-
[Ewan] : Français.
-
[Moi] : Tu as l'air ravi de t'y rendre !
-
[Ewan] : N'est-ce pas ?
-
[Moi] : Oh que oui.

Il plonge son regard dans le mien et je dois afficher un air béat. Oh mon Dieu, ces yeux, cette lueur de malice, je suis électrocutée, tétanisée sur place... Mais évidemment un événement vient bouleverser ce moment d'intimité.

- Ne t'approche pas d'elle !!!

Je me penche sur la droite pour qu'Ewan ne soit plus dans mon champ de vision et je vois arriver comme une furie... Alex.

- [Alex] : Dégage !
-
[Moi] : C'est toi qui va dégager !
-
[Alex] : Elle est à moi !!! Tu comprends ça, salaud ?
-
[Moi] : Premièrement, tu te calmes et deuxièmement, je ne suis à personne, et encore moins à toi !!!
-
[Ewan] : Lili a raison...
-
[Alex] : Ne m'adresse pas la parole !

Et là, il se jette sur Ewan. J'ai juste le temps de m'écarter qu'ils se retrouvent à terre.

Alex est positionné à califourchon sur Ewan et commence à le frapper au niveau du visage. Ewan ne sait comment réagir, il tente désespérément de se dégager de l'étreinte de mon ex mais sans succès.

Je reste désarmée face à cette scène puis je reprends possession de mes moyens et me rue sur Alex. Surpris, il se recule. Je ne lui laisse pas le temps de se rebiffer que je lui mets une claque.

- [Moi] : Ca, c'est pour ce que tu m'as fait !

Ensuite, je lui donne un coup de pied dans le bas-ventre.

- [Moi] : Et ça, pour ce que tu as fait subir à Ewan !

Alex se plie en deux sous la douleur, le souffle coupé et titube. Je me précipite vers l'émo, qui essaye tant bien que mal de se relever. Je l'aide et le regarde, les yeux emplis d'incompréhension et de tristesse. Le jeune homme me sourit, ce qui ne me rassure qu moitié. Il a la lèvre éclatée, le nez ensanglanté et une entaille au niveau du front.

- [Moi] : Viens, je t'emmène à l'infirmerie.

Je passe le bras d'Ewan autour de mes épaules et hurle aux élèves présents mais qui ne sont pas intervenus.

- [Moi] : Bande de cons ! Tout ce à quoi vous pensez, c'est ''Chouette, une baston !''. Vous n'intervenez même pas ! Tant pis...
-
[Ewan] : Lili, calme-toi et conduis-moi à l'infirmerie, s'il te plaît.

En passant devant Alex, toujours tordu de douleur, je le fixe d'un regard noir.

Nous arrivons enfin à l'infirmerie. Je frappe à la porte et une voix nous dit d'entrer. Ewan se laisse tomber sur une chaise et je m'assoies à ses côtés. L'infirmière se dépêche de le soigner tout en nous posant des questions sur ce qui s'est passé.

- [Infirmière] : Il faut que vous alliez voir votre professeur principal et ensuite, vous serez convoqués chez l'adjoint du proviseur chargé de votre classe.
-
[Moi] : Super.
-
[Infirmière] : C'est nécessaire.
-
[Ewan] : Tout va bien se passer, ne t'inquiète pas.

Ewan saisit ma main et la serre dans la sienne. Un frisson me parcourt.

Après que la jeune femme ait fini de s'occuper de lui, Ewan et moi retournons dans nos classes respectives.

Lorsque j'arrive, Monsieur Morvent m'entraîne à l'écart et une fois de plus, je suis obligée d'exposer les faits. A la fin de mon récit, il appelle Caroline, qui est la déléguée, afin qu'elle m'accompagne chez l'adjoint.

C'est encore une chance que ce soit la même personne qui soit chargée de nos classes respectives. Dans le bureau, je retrouve Alex et Ewan, escortés de leurs délégués.

Nous devons de nouveau raconter la bagarre et j'ai un mal fou à me retenir de ne pas en coller une à Alex.

- [L'adjoint] : Bien. Alex et Ewan, vous serez convoqués avec vos parents. Cependant Alex, je vais faire un rapport sur vous. Ewan et Lili, quant à vous, vous irez en retenue.
-
[Moi] : Mais c'est injuste, Ewan n'y est pour rien !
-
[Ewan] : Ne t'en fais pas Lili.
-
[L'adjoint] : Écoutez votre ami. Vous pouvez retourner en cours, en dehors d'Alex, à qui je dois parler en privé.

Je sors du bureau, hors de moi.

- [Moi] : Non mais qu'est-ce qu'il a ce pauvre con à... Non mais il me fait chier, sérieusement !

Je vois Ewan rigoler.

- [Moi] : Quoi ? Ca t'amuse ?
-
[Ewan] : Non. Mais c'est que tu passes ton temps à gueuler.

Je fixe Ewan méchamment mais son rire est communicatif et je me mets à rigoler avec lui.

- [Moi] : Tu n'as pas tort.
-
[Caroline] : Lili, il faudrait retourner en cours.
- [
Moi] : Ok. Bye Ewan.
-
[Ewan] : A plus.

Évidemment, pendant les cours et les récréations, on m'interroge du regard et l'on me pose des tas de questions mais je reste silencieuse ou envoie balader les gens, sauf mes amis, qui ne m'approuvent qu'à moitié, du fait que j'ai frappé Alex.

A la fin de la journée, je retrouve Monsieur Morvent qui m'annonce que je ferais ma retenue demain, ce qui signifie qu'un mercredi après-midi je termine à 18 heures. Je suis sur les nerfs mais ce qui arrive à me calmer, c'est la pensée que je serais avec Ewan.

En rentrant à la maison, mes parents me disputent puis m'annoncent que je suis supprimée d'ordinateur pendant une semaine. Je file dans ma chambre, claque la porte et ne redescends pas pour manger. De tout façon, je n'ai pas faim.

Je finis par m'endormir, en ayant comme dernière image le visage angélique d'Ewan.


|~o~| |~o~| |~o~| |~o~| |~o~| |~o~| |~o~| |~o~| |~o~|


PS : Eh bien voilà un long chapitre pour le début de l'année 2008 ! Je vous souhaite d'ailleurs une bonne année 2008 et comme dirait ma ptite perverse, une bonne année financière XD.
J'ingore quand la suite sera mise, en ce moment, j'ai du mal à écrire, mais promis mon inspiration va rentrer rapidement de ses vacances !
Et je mets des liens à des miss à qui je l'ai promis :
Je sais que la vidéo n'a aucun rapport avec ce chapitre mais j'adore Maroon5, j'adore cette chanson alors autant en profiter !
Je remercie aussi ma first lady de m'avoir mis le 5000e com et ma miss fashion d'namour de m'avoir mis les 100 et 200e sur ce chapitre. Et je n'oublie pas cette demoiselle qui m'a mis le 5900e com.
Gros bisous, j'vous n'aime et n'oubliez pas le concours !


|~o~| |~o~| |~o~| |~o~| |~o~| |~o~| |~o~| |~o~| |~o~|


# Posté le mardi 01 janvier 2008 07:34

Modifié le vendredi 13 juin 2008 19:50

CHAPITRE 33 La retenue (le 19 septembre)

 CHAPITRE 33  La retenue   (le 19 septembre)

Je vois partir avec envie mes camarades. C'est vrai que si je ne m'étais pas emportée, j'aurais pu sortir mais depuis le temps que je rêvais d'en mettre une à Alex et que l'occasion s'est présentée, je n'ai pas pu m'empêcher de la saisir.

Je traîne des pieds en me rendant à la salle d'études. J'ai énormément de boulot donc la perspective de me retrouver pendant une heure de plus enfermée dans une pièce ne m'enchante guère. Néanmoins, je serais accompagnée d'Ewan.

Nous sommes à l'opposé l'un de l'autre mais cela ne nous gêne pas pour nous regarder et rire, ce qui fait que nous sommes souvent rappelés à l'ordre par le surveillant.

18h00 finit enfin par arriver. J'arrive à sortir, dans le bruit des raclements des chaises sur les sols et les bousculades. J'attends Ewan, qui me rejoint rapidement.

- [Ewan] : Salut !
-
[Moi] : Salut ! Ca va ?
-
[Ewan] : Ca va comme quelqu'un qui vient de terminer son heure de retenue. Allez, on y va ? J'ai ma dose aujourd'hui.
-
[Moi] : Ok.

Nous quittons le lycée et nous nous racontons notre journée. Puis vient le moment de se séparer. J'essaye de trouver tous les prétextes possibles et inimaginables pour rester quelques minutes encore aux côtés d'Ewan.

- [Moi] : Mais maintenant, cela s'est calmé. C'est bien simple, la plupart m'ignore, d'autres font des remarques à voix basse mais je reste impassible. J'en ai marre que l'on me reproche d'avoir sorti un album avec mon groupe !
-
[Ewan] : C'est la meilleure chose à faire. S'ils voient que tu ne leur apportes aucune considération, ils arrêteront.
-
[Moi] : J'espère. Mais ce qui est agréable avec toi, ce que j'oublie mes soucis, je n'ai pas cette impression que j'ai commis quelque chose de mal ou que je ne suis qu'une chanteuse. Je suis une personne comme les autres à tes yeux.

Le jeune homme ne me répond pas et saisit mes mains dans les siennes. Je lève les yeux vers lui et il plante son regard dans le mien.

Non Ewan, je t'en supplie, ne me regarde pas comme ça, ne te rapproche de moi, évite de faire en sorte que je sente la chaleur de ton corps, n'essaye pas de te pencher vers moi pour...

HAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!!!!!!!!! Il m'embrasse ! Je sens ses lèvres effleurer puis se poser sur les miennes. Je reste immobile, je ne sais comment réagir, mes muscles refusent de fonctionner, mon esprit est foudroyé.

Puis, je ne sais pas ce qui me prend, je repousse Ewan, mettant fin à notre baiser.

- [Moi] : Je... Je suis désolée...

Et je déguerpie, comme une vulgaire voleuse.

Pourquoi ai-je fait ça ? Le mec de mes rêves ose accomplir le geste que je n'arrive pas à faire et moi, je fuis. Mais tout ça c'est à cause d'Alex. Il me hante encore, je ne me défais pas de cette emprise qu'il a sur moi. Parce qu'il fut mon premier amour mais qu'il fut aussi celui qui fait qu'aujourd'hui encore, je suis incapable d'à nouveau aimer un garçon sans avoir la crainte d'être une nouvelle fois trahie.

Je baisse la tête et me mets à marcher de plus en plus vite. Je sens une larme couler sur ma joie, suivie d'une seconde et ainsi de suite. J'ai envie de hurler cette rage qui m'habite.

Je m'arrête subitement. Et puis merde, pourquoi n'aurais-je pas le droit d'être heureuse ? Pourquoi devrais-je agir en fonction d'Alex ? Lui et moi, c'est fini, définitivement. Alors tournons la page et passons à autre chose.

Je fais demi-tour et cours de toutes mes</