Mardi 25 septembre, 19h00. Je me trouve dans le bureau du proviseur, Monsieur Hijigarolt, avec mes meilleurs amis et nos parents, ainsi que Philippe et Erick.
Je suis nerveuse. Je pense que cela est du à cette pression soudaine qui s'abat sur nous : réenregistrer un album et arrêter le lycée.
- [Hijigarolt] : Bonjour à tous.
- [Nous] : Bonjour.
- [Hijigarolt] : Donc vous devez être Philippe Romer et Erick Morlier.
- [Morlier] : Oui. Nous sommes les producteur et manager du groupe.
- [Hijigarolt] : Monsieur Romer, vous ne m'avez expliqué hier que brièvement la situation. Pouvez-vous me donner plus d'informations ?
- [Romer] : Alors voilà, pour résumer, Sarah, Lili, Jean-Baptiste et Julien, au vu de la première mise en marché de leur disque qui a très bien fonctionnée, doivent de nouveau enregistrer l'album. Cependant, ils sont fortement obligés de le faire dans les jours qui suivent. Et la difficulté qui se pose, ce sont leurs études. Nous en avons longuement parlé et la seule conclusion qui s'est imposée est qu'ils n'ont d'autre choix que de stopper leurs études.
- [Hijigarolt] : Attendez que l'on replace les choses dans leur contexte car cela va un peu vite. Si je comprends bien, les quatre élèves ici présents ont un groupe de musique et au vu de la première édition de leur album qui a bien marché, ils doivent de nouveau le réenregistrer.
- [Romer] : Oui.
- [Hijigarolt] : Et il faudrait qu'ils le fassent très rapidement ?
- [Morlier] : Exactement.
- [Hijigarolt] : Donc le problème qui se pose, ce sont les études ?
- [Romer] : Oui.
Le proviseur soupire, l'air de réfléchir.
- [Hijigarolt] : Je comprends où vous voulez en venir, mais le problème concerne l'Éducation Nationale puisque la scolarité est obligatoire jusqu'à 16 ans. Il va falloir procéder à de nombreuses démarches afin qu'aux yeux du ministère, les quatre adolescents ne soient pas dans l'illégalité si jamais ils cessent le lycée.
- [Morlier] : Les cours par correspondance sont la seule alternative. Il va falloir contacter le CNED.
- [Hijigarolt] : Oui mais tout d'abord, il faut joindre le ministère qui ensuite, prendra relation avec le CNED. Que je vous explique qu'est-ce que le Centre National d'Enseignement à Distance. C'est un établissement public, placé sous tutelle du ministère de l'Éducation nationale, qui dispense des cours par correspondance allant de l'enseignement primaire au supérieur. Le CNED permet en outre de se préparer au baccalauréat aussi bien qu'aux divers concours de la fonction publique ou aux diplômes spécialisés en informatique ou en comptabilité. Son système d'enseignement, basé sur des devoirs corrigés par un professeur et des supports audiovisuels de soutien, permet d'adapter le programme aux objectifs et aux possibilités de chacun et d'aborder une ou plusieurs disciplines à la fois. Cependant, ils ne sont pas moins une véritable activité supplémentaire qu'il faut pouvoir assumer. Et cela demande beaucoup d'organisation mais également un minimum d'appui financier.
Je serais presque amenée à regretter de quitter le lycée si je devais le faire, avec ce que vient de nous expliquer le proviseur. Je jette un regard en direction de mes amis qui n'ont pas l'air plus rassuré que moi.
Mais aussi, nous voyons les événements s'accélérer. Tout à coup, on nous annonce que nous devons réenregistrer l'album et par la même occasion, l'arrêt probable de notre scolarité.
- [Hijigarolt] : Vous serez pris en charge par l'un des conseillers qui vous guidera dans votre choix de formation.
- [Isabelle] : Mais comment fait-on pour s'inscrire ?
- [Hijigarolt] : Je pense que vous recevrez un dossier d'inscription à remplir.
La mère de Sarah enchaîne.
- [Véronica] : Cela va prendre du temps ?
- [Hijigarolt] : Le temps que le ministère mette tout en place, que vous remplissez puis retourniez le dossier, qu'il soit validé et que tous les papiers soient soignés, d'ici deux semaines, cela devrait être bon.
Un silence s'installe dans la pièce. J'ai des palpitations. Mais pourquoi je me sens ainsi ?
- [Romer] : Je conçois que cela ne soit pas une décision facile à prendre. Vous vous retrouvez pratiquement mis au pied du mur en ayant que très peu de temps pour réfléchir.
- [Véronica] : Exactement. Il faut bien voir que nous nous attendions pas à un revirement aussi rapide. Nous pensions que les choses allaient se faire en douceur mais au contraire, elles se précipitent.
- [Fabrice] : Oui. Nous nous rendons compte maintenant que c'est la carrière du groupe qui est en jeu.
Clarence, la mère de Jean-Baptiste continue.
- [Clarence] : Quelle est la meilleure solution ?
- [Hijigarolt] : C'est seulement à vous de voir avec vos enfants ce que vous croyez être le mieux. Qu'en pensez-vous les jeunes ?
- [Julien] : Euh... Moi, j'hésite. Je vois l'un de mes rêves se concrétiser et même si je suis excité, cela me fout une peur bleue.
- [Jean-Baptiste] : Je ressens la même chose. Notre destin est en train de se construire et c'est assez terrifiant.
- [Sarah] : Je suis d'accord avec les garçons. Nous pesons le pour et le contre, notre c½ur balance entre les deux... Nous y avons longuement réfléchi et nous ne pouvons pas passer à côté d'une telle opportunité. Nous n'avons pas accompli tout ce travail pour rien.
- [Jean-Baptiste, Julien] : Oui !
- [Moi] : C'est vrai mais... Comment dire... C'est dur, c'est angoissant et nous avons peur de nous tromper.
Nous nous taisons puis ma mère reprend.
- [Isabelle] : Je pense qu'il faut encore réfléchir. Tout le monde n'a pas encore l'air d'être sûr de soi.
- [Nous] : Oui.
- [Hijigarolt] : Alors nous gardons un délai de réflexion supplémentaire ?
- [Morlier] : Pour l'instant.
Nous nous levons.
- [Hijigarolt] : Bien. J'attends de vos nouvelles. Au revoir.
- [Nous] : Au revoir.
Nous serons la main de l'homme puis nous sortons. Je respire une grande bouffée d'air frais.
- [Romer] : Je ne désire pas vous asséner une trop grande pression mais vous devez prendre une décision rapidement.
- [Clarence] : Ne vous inquiétez pas. C'est juste qu'il nous faut un peu de temps.
- [Morlier] : Bien sûr, c'est compréhensible. Passez une bonne fin de soirée.
- [Nous] : A vous aussi.
Je rentre enfin chez moi. Je mange à peine puis je file prendre ma douche et m'enfouie sous les draps de mon lit une fois qu'elle est finie.
Mon sommeil est mouvementé. Même la nuit, tout cela me préoccupe...
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PS : un mois sans mettre de suites... Je suis vraiment impardonnable =( J'espère en tout cas que ce chapitre répondra à vos attentes.
Je vais être (encore) plus longue à poster de nouveaux chapitres car à la demande de ma Ptite Perverse, je reprends l'écriture de sa fiction
Et je n'oublie pas de remercier cette miss qui m'a mis le 7000e com et ma Pirouette de m'avoir mis le 7500e.
Je vous fais de gros bisous, j'vous n'aime fort <3 |~o~| |~o~| |~o~| |~o~| |~o~| |~o~| |~o~| |~o~| |~o~|
PS(2) : j'aurais une question à laquelle j'aimerais que vous répondiez en toute sincérité car votre avis m'est important : est-ce que j'ai un style d'écriture trop complexe ? Je veux dire que mes dialogues manquent parfois de naturel et que j'emploie des mots trop compliqués ?
Ma Caro, si tu passes par là, sache que tu as eu raison d'insister sur ce point et que tu n'as pas t'en vouloir, toutes les remarques sont constructives.
Bisous <3
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