CHAPITRE 38 Et c'est reparti (le 28 septembre)

CHAPITRE 38 Et c‘est reparti  (le 28 septembre)

J'enfouis à la va-vite mon portable, mes clés et mon MP3 dans mon sac.

- [Fabrice] : Lili, dépêche-toi ! C'est à 18h00 le rendez-vous !
- [Moi] : J'arrive !

Je quitte ma chambre sans prendre le temps de fermer la porte et descends à toute allure les escaliers.

- [Moi] : Me voilà !
- [Isabelle] : Nous pouvons y aller.

Je sors de la maison et sur le trajet, j'allume mon baladeur et mets ''Emergency'' de Paramore.

Nous arrivons enfin à la maison de disque. J'ai comme une sorte de choc en revoyant le bâtiment. Cela fait un petit moment que je n'y ai pas mis les pieds.

Je pénètre dans le hall et adresse un grand sourire au réceptionniste. Nous nous asseyons sur les banquettes puis finissent par débarquer mes trois amis avec leurs pères et mères. Nous montons jusqu'au bureau de Philippe, suivis de nos parents.

Jean-Baptiste frappe à la porte et nous rentrons dans la pièce. Nous saluons Philippe et nous prenons place autour de la table. Je me revois ici, il y a quelques semaines pour la signature du contrat. Je me rends compte que depuis ce jour là, nous avons parcouru pas mal de chemin.

- [Romer] : Bonjour à tous.
- [Nous] : Bonjour.
- [Romer] : Donc, vous m'avez appelé hier soir pour me prévenir que vous aviez pris votre décision.
- [Sarah, Julien, Jean-Baptiste, Moi] : Oui.
- [Romer] : Alors ?
- [Julien] : C'est oui.

Lorsque Julien prononce ce mot, je sens mon c½ur faire un bond dans ma poitrine et je ferme les yeux. Je suffoque légèrement et je tente de me calmer.

Je baisse la tête. Je ne me sens pas très bien, comme si ce mot avait en quelque sorte sig notre arrêt de mort, que nous étions maintenant dans l'impossibilité de faire demi-tour.

- [Isabelle] : Lili, ça va ?

Je relève la tête, regarde ma mère et réponds d'une voix lassée.

- [Moi] : Oui, oui.

Romer enchaîne.

- [Romer] : Bien. Je vais vous faire signer un autre acte. L'initial concernait seulement la première série de disques, maintenant il en faut un deuxième qui traite de la seconde sortie de votre album.

Il sort des papiers d'un tiroir et nous en explique l'essentiel, puisque nous en avions déjà vu les caractéristiques lors de la signature du premier contrat.

Il commente certaines closes, comme celle qui nous engage avec lui pour une période d'un an. Un an. Si par miracle nous arrivons jusque là, ce serait déjà très bien. Il nous dit également que sortiront plusieurs milliers de cds sur le plan national.

Romer nous donne des crayons puis nous signons chacun notre tour en bas des feuilles. Je revois chaque scène du 22 juillet, ce sont presque les mêmes que celles d'aujourd'hui.

Une fois que c'est fini, le producteur nous balaye du regard en souriant.

- [Romer] : Je suis content d'être parvenu à cet accord avec vous. La première fois que je vous ai rencontrés, jamais je ne me serais imaginé en arriver là.

Il n'est pas le seul. Je vais sortir un disque avec mon groupe, constitué de douze morceaux et qui sera édité nationalement. Autant me faire à cette idée dès à présent. Je sens que mes muscles se contractent à cette pensée.

- [Romer] : Bien. Mes employés vont commencer à travailler à la promotion du cd et je contacte votre proviseur ce soir. Jeunes gens, êtes-vous libres demain après-midi ?
- [Sarah, Julien, Jean-Baptiste, Moi] : Oui.
- [Romer] : Ca vous dirait de commencer à enregistrer l'album ?

Nous nous observons, mes amis et moi. Leurs yeux pétillent d'empressement et je prends conscience que l'envie de me retrouver à nouveau dans un studio d'enregistrement brûle en moi.

- [Moi] : Oui !
- [Romer] : Vers 14h30 ?
- [Nous] : Parfait !
- [Romer] : Pour le morceau, choisissez celui par lequel vous préférez débuter.
- [Sarah] : ''Ne Me Laisse Pas Voir Demain'' ?
- [Moi] : Non. Commençons par l'un de tes titres.
- [Sarah] : Je veux celui-là !
- [Moi] : Ok.
- [Romer] : Alors je vous attends demain ?
- [Nous] : Oui !
- [Romer] : Bonne soirée.
- [Nous] : Au revoir.

Nous sortons de la maison de disque, excités. Nos parents essayent de nous apaiser mais sans grand succès.

J'avais la crainte d'avoir pris la mauvaise décision mais au final, je suis heureuse.

Vivement demain...


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Bonjour mes lectrices !
Non, mais ne me regardez pas comme ça, vous me faîtes peur =S Oui, je l'avoue, allez-y, vous avez le droit de me taper, parce que là, j'ai franchi les limites de l'acceptable. Mais cette lenteur ne fait-elle pas partie de mon charme *yeux qui cignotent pour attendrir* ? Je ne pense pas que ma p'tite harceleuse/menaceuse va être d'accord avec tous les commentaires qu'elle m'a mis pour m'ordonner de poster la suite !!!
Cependant, j'esre que vous prendrez plaisir à lire ce chapitre, parce que personnellement, je ne l'aime pas beaucoup. Et merci à fan-fic483-th qui m'a dit la plus belle chose qu'on puisse me dire sur ma fiction.
Je n'oublie pas ma Miss Fashion qui m'a mis le 8800e commentaire. Je t'aime fort x3. Et un énorme remerciement à Louna de m'avoir mis le 9000e com.
Bisous, j'vous n'aime <3


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# Posté le samedi 19 avril 2008 09:37

Modifié le vendredi 13 juin 2008 08:33

CHAPITRE 39 Du dé-vu (le 29 septembre)

CHAPITRE 39 Du déjà-vu  (le 29 septembre)

A 7h00 du matin, je suis déjà prête. Probablement l'angoisse mais aussi l'excitation de me retrouver à nouveau à enregistrer des chansons.

Je prends ma guitare sèche, m'assois sur mon lit et soupire. Les faits se sont bousculés en quelques jours, je n'ai pas vraiment eu le temps d'y réfléchir. Je peux juste constater qu'aujourd'hui, ma scolarité est sur le point de s'arrêter et que je vais sortir un nouvel album.

Je commence à revoir la partition de ''Ne Me Laisse Pas Voir Demain''. Cela fait un moment que je n'ai pas fait de gratte. Avec la rentrée, je n'ai pas eu l'occasion de beaucoup en jouer mais je sens que dans les jours à venir, cela va être le contraire. Je me remets également les paroles de la chanson en tête.

Je suis à fleur de peau et mes parents ont du mal à contenir cet énervement. Je ne tiens pas en place, je parle à toute vitesse.

Après avoir mangé, je file à la maison de disque, en ayant pris ma Gibson avec moi. J'y parviens et je grimpe les marches quatre à quatre. Je retrouve mes amis en train de parler avec Jérémy.

- [Moi] : Hey, salut Jérémy ! Contente de te revoir !
- [Jérémy] : Salut ! Moi de même !
- [Moi] : Ca va ?
- [Jérémy] : Ca va et toi ?
- [Moi] : Je tiens plus en place !
- [Sarah, Julien et Jean-Baptiste] : Moi non plus !
- [Jérémy] : Alors au travail !

Nous déposons nos affaires dans la régie et nous passons dans le studio à côté. Je me rappelle la toute première fois que je me suis trouvée ici et je sourie à l'évocation de ce souvenir. Au vu de l'expression faciale des autres, j'en déduis qu'ils pensent à la même chose que moi.

Jérémy effectue quelques manipulations sur la table de mixage. J'ai comme une impression de déjà-vu. Je me sens bizarre. Je secoue la tête pour chasser ces idées et branche ma Gibson.

L'ingénieur du son nous fait signe que nous pouvons commencer. Les premières notes de ''Ne Me Laisse Pas Voir Demain'' s'égrènent et j'ai la chair de poule. Petit à petit a musique m'envahit. Je suis ailleurs, dans un autre monde, comme si ma guitare et moi ne faisions qu'une.

Nous passons tout l'après-midi à jouer. Je suis comblée par la musique mais de l'autre côté, je ressens comme une sensation de vide. Je donne le meilleure de moi-même, ce qui m'exténue. J'ai mal aux doigts mais ça m'est égal. Je suis comme en transe. Je retombe brutalement dans la réalité lorsque Jérémy nous fait singer que nous avons fini.

- [Jérémy] : Woua, quelle pèche les jeunes ! Bravo, excellent travail !
- [Julien] : Merci. Mais c'est la joie d'être à nouveau ici qui nous pousse à aller très loin.
- [Jérémy] : Eh bien continuez ainsi. Normalement, on se revoit samedi prochain mais on se confirme ça, ok ?
- [Nous] : Ok. Bonne fin de journée.
- [Jérémy] : Merci, à vous aussi TRL.

Nous rangeons nos affaires et nous quittons le studio. Je fais la bise à mes amis et je prends le bus pour rentrer chez moi.

J'ai la tête appuyée contre la vitre, les yeux dans le vague, j'ai des étoiles qui papillonnent en moi.

Maintenant commence une nouvelle vie pour moi...


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C0ùC0ù mes lectrices n'à moi !
Je n'ai pas trop la tête à vous parler, pardonnez-moi mais je tiens à m'excuser pour cet immense retard et pour ce chapitre ridiculement court et nul à chi**.
Mais pour votre plus grand plaisir, je vous mets la suite demain, et je vous promets qu'elle est longue =D Et si certaines d'entre-vous souhaitent la lire, j'ai une fanfiction sur Tokio Hotel avec une amie.
Bisous, j'vous n'aime <3


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# Posté le dimanche 11 mai 2008 08:18

Modifié le vendredi 13 juin 2008 07:39

CHAPITRE 40 Nouvelle connaissance (le 3 octobre)

CHAPITRE 40 Nouvelle connaissance  (le 3 octobre)

C'est probablement ma dernière semaine au lycée. Au vu des coups d'½il que me lancent les professeurs, ils doivent être au courant. Ils me fixent de travers ou me jettent des regards noirs. Je me contente de leur sourire. C'est en quelque sorte une victoire. La plupart pensait que jamais nous ne parviendrons à réussir quoi que ce soit, résultat, c'est l'inverse qui se produit.

Mais évidemment, quelque chose vient perturber ce bonheur. J'ai passé énormément de temps en dehors des cours avec Ewan, à parler de la suite qui attend le groupe. Et ça, tout le monde l'a remarqué. J'ai de nouveau le droit à des humiliations comme ''T'as vu ? Elle sort avec un pédé !'' ou ''A ton avis, ils le font dans les toilettes des hommes ou des femmes ?''. A un moment, j'ai cru que j'allais en taper un mais mon petit ami m'a retenu de justesse.

Mais aussi, la nouvelle comme quoi nous allions abandonner le lycée s'est vite répandue, ceci n'a fait qu'amplifier la jalousie des autres élèves. Néanmoins, dans quelques jours, je ne serais plus parmi eux, j'en serais débarrassée alors je reste sereine.

Je suis en train d'attendre dans le couloir que le cours débute lorsque Caroline vient me trouver avec Élodie.

- [Caroline] : C'est vrai que tu vas quitter le lycée ?
- [Moi] : Je suis flattée que tu montres un minimum d'intérêt à mon égard, Caroline !
- [Caroline] : Je cherche pas à me disputer. C'est seulement que cette rumeur circule dans l'école et je voulais savoir si c'était faux ou pas.
- [Moi] : Je peux te le dire. Non, c'est vrai. Ma scolarité au lycée va bientôt s'achever.
- [Élodie] : Super, tu vas enfin dégager d'ici.
- [Moi] : Oui. Ce qui me permettra de ne plus avoir des têtes d'abrutis sous les yeux tous les jours !

Élodie ne répond rien et se met à faire comme si je n'existais pas.

- [Caroline] : T'arrêtes les cours pour te consacrer à la carrière de votre groupe ?
- [Moi] : Exactement. C'est agréable de penser qu'on va accomplir des choses, qu'on a une chance de percer dans l'univers musical alors que la majorité des gens croient qu'on arrivera pas.

Prends ça dans les dents. Je ne peux m'empêcher de narguer Caroline, Élodie et tout ceux qui se trouvent dans les parages. Mais Élodie plante son regard dans le mien et me demande.

- [Élodie] : Alors, tu sors avec l'émo ou pas ?
- [Moi] : En quoi ça te concerne ?

Je me suis redressée, mon corps est contrac et je sens le sang battre à mes oreilles.

- [Élodie] : Je sais pas, vous avez l'air très proche tous les deux.
- [Moi] : Sache que ce n'est pas parce qu'un gars et une fille s'entendent bien qu'ils sortent forcément ensemble.
- [Élodie] : Pourtant, c'est pas l'impression qui se dégage lorsqu'on vous voit. Et puis, vous avez l'air de plus que mieux vous entendre.
- [Moi] : Tu sais quoi ? Je m'en fous de ce que tu penses. Crois ce que tu veux et va voir ailleurs si j'y suis.
- [Élodie] : Bon, j'y vais Caro. Décidément, il y a des personnes que je ne pourrais jamais supporter.

Élodie tourne les talons et part. Caro m'adresse un regard comme si elle me disait adieu puis va rejoindre l'une de ses amies.

La journée est une catastrophe. Les esprits sont échauffés. Je me fais insultée, poussée dans les couloirs, on tente de me faire tomber. Le pire, c'est lorsqu'ils s'attaquent à Ewan. Lui et mes amis, qui sont eux-mêmes persécutés, essayent de me calmer mais sans grand succès.

J'attends 17h00 avec impatience. Lorsque sonne enfin la sonnerie libératrice, je me dépêche d'enfouir mes affaires dans mon sac et une fois de plus, j'entends des remarques. Ils chuchotent mais parlent assez fort pour que je les perçoive :

- A ton avis, qu'est-ce qu'elle va aller faire après les cours ?
- Probablement deux ou trois interviews.
- Moi j'ai une meilleure idée : elle va aller jouir sur sa guitare.
- Non, je dirais plutôt aller se branler avec son mec ou sa nana, je ne sais pas trop.


Et ils explosent de rire. Je fais comme si j'étais sourde, je garde la tête baissée en essayant de contenir la fureur qui s'empare de moi, commençant au niveau de la poitrine et se répandant dans chaque parcelle de mon corps.

Je sors de la classe, en esquivant une fois de plus les méchancetés qui pleuvent. Je savais que les gens pouvaient être cruels, mais à ce point là, on atteint le summum. Je passe à côté d'un garçon, qui me bouscule volontairement, donnant lieu à une série de pouffements.

Je n'en peux plus. Je me dirige vers les toilettes de filles, là où j'aurais un minimum d'abri.

Je verrouille la porte à double-tour, ferme la cuvette des wc et m'assois dessus. Et mon visage commence à ruisseler de larmes.

J'en ai marre. Je suis fatiguée. Depuis que le lycée est au courant pour notre groupe, ma vie dans ce lieu est devenue un véritable enfer. Au vu de mon caractère, les gens pensent que je suis forte, que rien ne m'atteint, que je réponds avec une facilité déconcertante aux attaques, que jamais je ne plie.

Mais ce n'est pas vrai.

Parce que dans le fond, je ne suis pas la personne que je semble être. Ces remarquables, ces regards, ces chuchotements, ces rires ne rebondissent pas sur moi. Non. Ils pénètrent ma carapace et prennent un malin plaisir à me brûler de l'intérieur.

Car au début, je me suis protégée sous un cocon rassurant. Je me suis mise à être quelqu'un d'autre pour m'imposer au monde extérieur, tout en sachant encore qui j'étais réellement ; puis petit à petit, l'image de cet individu que je renvoyais aux autres, j'ai fini par y croire. Croire que c'était moi. Alors qu'il en est rien. Mais maintenant, faire semblant, est devenu quelque chose de naturel.

Je suis en train de déverser le surplus de pression que j'ai encais ces derniers jours. Quand je sens que cela va un peu mieux, je sors de la cabine et me dirige vers les glaces. J'ai les yeux rouges, mon maquillage a coulé, laissant place de nombreuses traces noires.

J'essaye de me remaquiller tant bien que mal, afin de retrouver une meilleure mine. Lorsque j'ai fini, je regarde le résultat dans le miroir. Cela pourrait être pire.

Je m'apprête à sortir mais c'est à peine si je ne me prends pas la porte en pleine face. Cette ouverture quelque peu brutale laisse entrevoir une assez grande jeune fille, châtain foncé, des yeux aux couleurs vert, bleu et jaune.

- [Elle] : Oh désolée. J'aurais du faire attention !
- [Moi] : Non, y'a aucun mal.

Je la contourne et je suis sur le point de quitter la salle lorsqu'elle me saisit par le bras. Je sursaute et me dégage violemment de son étreinte.

- [Elle] : Excuse-moi, je voulais pas te faire peur.

Je la fixe en froant les sourcils.

- [Moi] : Non, c'est bon.

La jeune fille me regarde en penchant légèrement la tête sur le côté.

- [Elle] : Ca va ?
- [Moi] : Oui, oui !
- [Elle] : T'es sûre ?
- [Moi] : Tu crois que je vais te raconter ma vie ?
- [Elle] : Non. C'est juste que t'as l'air malheureuse.
- [Moi] : J'ai rien à te dire. Je fais plus confiance à personne.

J'avance de quelques pas mais sa remarque stoppe.

- [Elle] : Je te comprends.

Je me retourne et lui lance d'un ton sec.

- [Moi] : Ah ouais ! Et comment tu peux me comprendre ?

Elle se prend pour qui ? Juste parce que je suis une ''star '', qu'elle a entendu tout et n'importe quoi sur mon compte, elle se croit tout permis ?

- [Elle] : Mon père est patron d'une grande entreprise. Et l'année dernière, lorsque j'étais en seconde, il y a eu un boum à la bourse de Paris et son industrie a gagné beaucoup d'argent. La nouvelle s'est vite propagée au lycée et je me suis faite envier et insulter car on pensait que j'allais étaler aux yeux du monde ma richesse.

Je commence à m'adoucir mais je reste néanmoins vigilante. Comment savoir si cette fille est sincère ?

- [Elle] : Je sais ce que tu vis. Tu te sens seule, abandonnée, t'as l'impression qu'en un instant, tout ton univers s'est envolé. Les gens que tu pensais être tes amis deviennent soudainement le contraire, tu voudrais leur faire comprendre que tu n'as pas changé mais ils restent sourds à tes appels. Ils te regardent avec dégoût, car ils pensent que toi, tu as tout ce qu'eux n'auront jamais.

Je reste abasourdie par ces paroles. J'ai l'impression qu'elle lit en moi comme dans un livre ouvert. Elle vient de retranscrire avec des mots ce que je ressens depuis plusieurs jours.

- [Moi] : Jamais... Jamais quelqu'un de m'a comprise avec autant de précision.

Elle s'approche de moi.

- [Elle] : Tu vas probablement penser que ça fait cliché ce que je vais dire mais tu verras avec le temps, tu ne feras plus attention à ces critiques. Elles vont devenir une sorte de routine dont t'oublieras vite la présence.
- [Moi] : J'espère que t'as raison.
- [Elle] : Au fait moi c'est Malory.
- [Moi] : Et moi Lili, mais je pense que tu le savais déjà.

Nous nous sourions. C'est bizarre mais je me sens bien avec cette fille, comme si je pouvais lui accorder toute ma confiance.

Nous quittons le lycée en parlant de tout et de rien. Je retrouve le sourire et toute ma douleur s'est dissipée.

- [Malory] : Je vais prendre mon bus.
- [Moi] : Ok.
- [Malory] : Je sais que on se connait à peine mais voici mon numéro.

Elle sort un cahier de son sac, déchire un morceau de papier, griffonne son numéro et me le tend. Ensuite, j'écris à mon tour le mien sur son carnet.

- [Malory] : J'espère à demain.
- [Moi] : Moi aussi. Bye !
- [Malory] : Bye !

Je rentre chez moi, le c½ur plus léger. Quand je pénètre dans le salon, je trouve ma mère attablée à la table, en train de compléter des feuilles.

- [Moi] : Salut.
- [Isabelle] : Salut. J'ai reçu le dossier du CNED, je suis en train de le remplir et demain je l'envoie.
- [Moi] : Génial !

Je monte jusqu ma chambre et commence à faire mes devoirs.

Bientôt le délivrement...


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Bonjour, bonjour !
Désolée, le moral n'est pas encore là mais chose promise, chose due !!! Le chapitre 40 est bien là, beaucoup plus long que le précédent =D
Un chapitre qui se veut un peu plus ''sombre'', où Lili finit par craquer sous la pression et qui